Histoire de l’écriture. La machine à écrire vit ses dernières heures : la dernière usine de fabrication au monde, sise en Inde, vient de fermer ses portes. Mais à Madagascar, il semblerait bien que la «machine » aurait encore de beaux jours devant elle !

La fabrication de machine à écrire a beau avoir cessé, celle-ci reste encore très présente et utilisée dans l’administration publique à Madagascar. Les communes et autres fokontany des localités les plus éloignées, mais pas nécessairement celles où l’électrification n’est pas encore acquise, continuent de l’utiliser pour la délivrance de papiers administratifs. Il est vrai, l’ordinateur a déjà pris le relais auprès de la majeure partie des utilisateurs, publics ou particuliers. Il n’en demeure pas moins que la machine à écrire a encore de beaux jours devant elle, du moins dans la Grande Île, si l’on n’en juge que par le seul problème d’électrification dans le pays.

D’autres pays parmi les moins avancés, se trouvent dans la même situation, si sous d’autres cieux, les machines à écrire sont déjà devenues des pièces de collection depuis des décennies. Celles-ci constituent alors une belle page de l’histoire de l’écriture qui vient d’être définitivement tournée. L’usine indienne, la dernière à avoir résisté à l’invasion de l’ordinateur, a tenu quelques années après les autres qui ont, elles, fermé leurs portes bien avant.

140 ans ! On prévoit déjà une remontée de la valeur de ces équipements utilisés à l’échelle planétaire durant près de 140 ans. La machine à écrire a, en effet, été commercialisée pour la première fois en 1873. Il s’agissait de la machine produite par l’entreprise américaine Remington. Avec la fermeture de la dernière usine de fabrication au monde, les utilisateurs devront bien se résoudre à passer à l’ordinateur, car les pénuries d’accessoires – notamment les rubans encreurs – et de pièces de rechange surviendront, un jour ou l’autre. Mais à Madagascar, on s’en doute, le « système D » auquel les réparateurs locaux ont souvent recours, permettra de prolonger la vie des dernières machines en fonction. Celles-ci ne sont alors pas encore près de rendre leur dernier souffle…

Extrait Midi Madagasikara – Mercredi 27 avril 2011