C’est à partir de forages que l’évaluation du gisement de fer est effectuée. Mais dès cette première phase d’exploitation, on procède déjà à une étude d’impact environnemental, au cours de laquelle les avis de la population sont vraiment tenus en compte.

L’Office national pour l’environnement (ONE), représenté par son directeur général, Jean Chrysostome Rakotoary, s’est rendu à Soalala, vendredi 9 avril avec le Comité technique d’évaluation (CTE), désigné par cet organisme. Il s’agissait d’effectuer l’évaluation sur terrain du dossier d’étude d’impact environnemental (EIE) du forage de confirmation que la société Wisco prévoit pour la fin du mois de mai.

 
Le Cabinet d’études environnementales et d’expertise industrielle a obtenu le marché. Il a réalisé cette EIE sur les trois sites où aura lieu le forage : à Soalala et à Ambohipaky, district de Soalala, où l’on fera 39 trous d’un rayon de
8 cm environ chacun, et Ankasakasa, district de Besalampy, avec 12 trous du même rayon.
Huit machines foreuses neuves et performantes, arrivées de la Chine courant mai, effectueront ce forage. Deux Chinois par engin et une cinquantaine d’ouvriers locaux travailleront pendant au moins six mois sur les sites. Les travaux seront exécutés en sous-traitance par l’entreprise chinoise Heinan.
56 personnes seront recrutées pour cette première phase de forage. Le DG de Wisco, Luo Yuan Jun, a confirmé que la main-d’œuvre locale sera recrutée en priorité.

Doléances
Les échantillons de terre, dénommés carottes, seront, par la suite, envoyés en Chine pour confirmer la quantité réelle de réserve de fer. L’installation et les activités de ces nouvelles ressources humaines et mécaniques auront des impacts sur l’équilibre social et sur l’environnement naturel dans les trois communes de forage.

Les 8 et 9 avril, le CTE a procédé aux consultations publiques dans les communes de Soalala, d’Ambohipaky, et d’Ankasakasa. Le DG de la société Wisco, Luo Yan Jun, était présent à toutes ces rencontres avec les populations locales.

Les doléances des habitants décrivant les éventuels impacts sur l’environnement, tel que les forêts, les cours et les sources d’eau, les animaux et autres ressources, sont en cours de collecte. Ils seront envoyés au Comité technique d’évaluation de l’ONE.
De ces consultations sociales seront établis les termes du cahier des charges qui sera remis à Wisco. La signature de ce document permettra à la société l’acquisition du permis environnemental avec lequel elle pourra commencer, courant mai, la phase préliminaire du projet consistant à la campagne de forage de confirmation des gisements de fer contenus réellement sur les lieux.

Extrait l’Express de Madagascar – Mardi 19 avril 2011