La société minière Wisco Madagascar a signé, le 23 mars dernier, un protocole d’accord avec l’Office national de l’environnement (ONE), par lequel elle s’engage à respecter la législation malgache en matière d’évaluation environnementale.

Des études d’impact seront donc effectuées au fur et à mesure du développement du projet Wisco. La première d’entre elles est l’évaluation des impacts environnementaux de la phase d’exploration de Wisco qui a déjà été réalisée par la société et doit recevoir dans les semaines qui viennent une validation de la part de l’ONE, après consultation des autorités locales et des populations concernées. C’est pour valider ce premier dossier que les experts de l’ONE effectueront du 7 au 10 avril une évaluation technique par des tables rondes et le survol à basse altitude des trois sites miniers de Wisco. Pour ce qui est de la consultation des populations, des réunions publiques sont prévues dans les prochains jours, demain à Mahajanga, le 8 avril à Soalala et le 9 avril à Ampohipaky et Ankasakasa.

La phase d’exploration étudiée ici implique la percée de 51 forages de 8 cm de diamètre, par lesquels Wisco compte évaluer les ressources du site, qui détermineront les ressources à mettre en œuvre pour l’exploitation du site. Le directeur général de Wisco se dit optimiste quant aux résultats de cette phase, car pour l’instant, « le fer semble abondant à Soalala », comme le prouve l’investissement de 100 millions de dollars qui a été fait par la société pour acquérir son permis minier.

Dans les six prochains mois, une deuxième étude d’impacts environnementaux sera menée pour l’ensemble du projet, c’est-à-dire pour la phase de construction et d’exploitation du site.

D’autres études devraient suivre dans les dix prochaines années. Celles-ci seront plus spécifiques. Elles concerneront les principales infrastructures et installations du projet telles que la construction d’un port, d’une centrale thermoélectrique, de routes d’accès, de bâtiments administratifs et techniques, de logements pour le personnel, d’une usine de production, de centrales hydroélectriques et d’une aciérie.

Par le protocole d’accord, Wisco s’est engagé à verser 350 000 dollars à l’ONE afin de lui permettre de mener à bien ses missions d’évaluation.

Extrait Les Nouvelles –  mercredi 6 avril 2011