A Toamasina, les élèves n’ont pas chômé samedi grâce à une journée bien remplie en rencontre et échanges culturels avec les volontaires japonais.

Ceci est visiblement loin des images atroces du fléau naturel qui secoue actuellement le Japon. Samedi, à Toamasina, à travers une journée dite culturelle, les joies se dessinent sur le visage des jeunes volontaires japonais qui se mêlent, tant bien que mal, à la population locale, des élèves pour la plupart. Découverte, rencontres et animations étaient au menu de cet événement de partage qui s’est déroulé sous la houlette de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

L’initiative vient des trois volontaires japonais travaillant dans la ville portuaire. Watanabe Kazuya, maître de judo, Ishii Chiya, spécialiste en menuiserie de bois et Hayashi Sayuri qui s’occupe des personnes handicapées. Le but est de montrer le résultat des activités des volontaires à la population et de voir leurs impacts au niveau des communautés où ils travaillent. Et ce, notamment dans le domaine culturel car, l’une des bases de la coopération malgacho-japonaise est fondée sur l’échange culturel.

Cette journée culturelle a en effet été marquée par neuf ateliers dont une exposition, à travers lesquels les volontaires japonais ont présenté les différentes composantes de la culture japonaise. Ce sont principalement l’ « Yukata » ou cérémonie de mise de kimono, l’ « origami » ou le fameux art de pliage du papier et la danse des pêcheurs ou « Soranbochi ». L’Yukata qui signifie littéralement le vêtement de bain, comme l’origami et le Soranbochi, constituent, entre autres, les bases de la culture japonaise.

Selon Sachiyo, une volontaire qui s’occupe de l’atelier sur l’origami, « Les participants aiment beaucoup jouer mais ont parfois du mal à parvenir à réaliser un modèle. Sinon, ils sont tous très intéressés par l’atelier ». Watanabe Kazuya, par ailleurs, a confirmé qu’ « A travers cette manifestation, nous voulons également montrer au reste du monde qu’il y a des volontaires japonais à Toamasina ».

Ainsi, les trois volontaires travaillant à Toamasina depuis plusieurs mois ont tenu à présenter leurs activités à travers des démonstrations de judo, un art martial d’origine japonaise, la confection de « Patapata », un jeu en bois japonais pour éveiller l’intelligence des enfants et la confection de l’« Umokempi », gâteau japonais. Et grâce à son talent dans l’ouvrage en bois, Ishii Chiya a réalisé une représentation en miniature du Mikoshi, une châsse portable transportée dans les rues au cours d’une procession.

Douze autres volontaires japonais venus des autres régions ont, par ailleurs, renforcé la présentation des activités du service des volontaires pour la coopération à l’étranger, (JOCV), par l’apprentissage du lavage des mains avec du savon, l’exposition et la pratique du « solar cooker » confectionné avec de simples matières, l’art de l’écriture japonaise ou le « Syuji » et par l’éducation sur la reproduction et l’Ist/VIH des jeunes ainsi que l’exposition sur la bombe atomique…

Cette journée culturelle a pu réunir environ 700 élèves issus de différentes écoles privées et publiques de Toamasina. La plupart des visiteurs ont en effet dit être satisfaits de cet échange et de cette rencontre particulière.

Extrait Les Nouvelles – mercredi 6 avril 2011