La journée internationale des forêts a été célébrée lundi dernier. Le président de l’Initiative pour la certification forestière à Madagascar (ICFM) a tenu à souligner l’importance de cette journée internationale. En effet, sous le thème « Les forêts pour le peuple », l’ICFM veut saisir cette occasion pour apporter sa contribution par une réflexion sur la gestion du patrimoine forestier à Madagascar.

Cette certification est un processus internationalement reconnue qui assure la bonne gestion d’une forêt et des produits qui en sont issus par le contrôle de la chaîne de traçabilité par une tierce personne. 21 millions de m3 de bois sont chaque année utilisés par les ménages malgaches. 80% de ce volume sont consumés en bois d’énergie. 300 000 ha de terrain sont actuellement reboisés au rythme de 15 000 ha par an. A ce rythme, on constate que la gestion rationnelle ou durable de la forêt n’a jamais été effective à Madagascar.

Selon une étude établie par l’USAID en 2007, la base d’une gestion durable ne sera jamais atteinte car le déficit sera en augmentation à partir de 2012. Dans ce dessein, une seule prise de conscience de toutes les entités responsables serait la bienvenue pour sauver la Grande île de cette spirale de la dégradation forestière. L’application de la législation en vigueur sera le point de départ, puis une vision claire de la gestion des ressources forestières qui devrait déboucher sur un zonage d’une part des forêts naturelles à conserver avec planification d’un maintien de son intégrité écologique, et d’autre part, la restauration écologique des habitats dégradés.

Selon toujours le président de l’ICFM, « la politique actuelle se focalise trop sur la protection et non les problèmes cruciaux relatifs aux productions forestières. Une gestion durable suppose en forêt naturelle, un prélèvement qui ne dépasse pas les capacités de production de la forêt et qui assure un renouvellement du stock par régénération naturelle. Et en reboisement, il ne suffit pas de planter mais de poursuivre un objectif clair (production, protection et recréation) ».

Extrait Les Nouvelles – lundi 28 mars 2011