« Cinq à six personnes par jour font un bon pour avoir de l’eau potable », confie François Roger Razafimino, gérant d’une borne fontaine dans le Fokontany d’Anatihazo Isotry. Les ménages issus des couches défavorisées limitent, ainsi, leurs dépenses en eau. « Nous n’utilisons que deux seaux de 15 litres par jour pour les besoins de quatre personnes pour l’hygiène et la cuisson », indique Mariette Ratiaray, une mère-fille de trois enfants habitant à Andohatapenaka II et lavandière, dont le revenu journalier avoisine les 1 500 ariary.

Ainsi, toutes les dépenses se révèlent bien calculées. « Nous dépensons 900 ariary pour l’achat du riz, 100 ariary pour les tomates et l’oignon, 300 ariary pour les brèdes et 200 ariary pour le charbon de bois. Nous ne pouvons alors dépenser que 50 ariary pour l’eau », continue toujours Mariette Ratiaray. Le ménage ne se lave alors qu’une fois par jour. Et une petite quantité d’eau pour laver la nourriture.
Ainsi, la mise en place d’une carte pour l’eau ou « water card » par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et l’Unicef soulage les ménages en cette période de soudure. « Chaque ménage a un droit de 150 litres d’eau par jour, grâce à cette subvention apportée par la CUA et l’Unicef », indique François Roger Razafimino. L’hygiène connait alors une amélioration grâce à ce projet.
« Nous pouvons actuellement profiter au maximum de l’eau pour nous laver et pour cuisiner », conclut Mariette Ratiaray.

Extrait l’Express de Madagascar – Mardi 22 mars 2011