La Journée Mondiale des Forêts est célébrée aujourd’hui à Madagascar comme dans de nombreux autres pays du monde. « Des Forêts pour le Peuple », tel est le slogan choisi par l’ONU pour cette année 2011. A la place des festivités, le ministère de l’Environnement et des Forêts a opté cette fois-ci pour une approche différente axée sur la communication sous toutes ses formes, afin de mieux toucher les consciences quant à l’urgence d’agir pour rétablir l’ancien slogan « Madagascar, l’île verte », et faire en sorte qu’il traduise à nouveau la réalité à terme.

A l’heure actuelle, la protection de l’environnement s’intègre dans une vision plus large de la politique pour le développement durable et la lutte contre la pauvreté. Il faut noter qu’à part les feux de brousse, les exploitations illicites des bois précieux constituent des dangers pour  la préservation des forêts, et particulièrement les aires protégées. Pour pallier aux dégradations de l’environnement, la Politique Forestière tente tant de concilier les besoins de la population en bois  et autres produits des forêts  avec la préservation des ressources forestières. Le ministère apporte sa contribution   à la  lutte contre la dégradation de nos ressources  et contre la pauvreté  à travers la mise en œuvre de sa politique de conservation via la création des aires protégées.

Cette vision répond à l’engagement de l’Etat malagasy lors du  Congrès  Mondial des Parcs  qui s’est tenu  à Durban en Afrique du Sud en  2003, de porter  la  superficie des Aires  Protégées existantes à 6 000 000 d’hectares en  2012. Des mesures de compensation sont prévues  à travers  la   politique de sauvegarde sociale à destination des communautés de base affectées par la création de ces  aires protégées, à travers  l’amélioration  de leur condition de vie. De 2005 à 2010,  des aires  protégées d’une superficie totale  de  6 900 000 hectares  ont été créées avec  la collaboration de toutes les parties prenantes locales, régionales, nationales. L’objectif de porter à plus de 6 000 000 d’hectares est donc dépassé. Par ailleurs, la politique de responsabilisation des populations riveraines des forêts à leur gestion a été édictée, diffusée et mise en œuvre à travers la loi Gelose (Gestion Locale Sécurisée) et le décret GCF (Gestion Contractualisée des Forêts).

Par ailleurs, il nous faut augmenter les superficies de nos forêts (la couverture forestière a été de 16,4% à 15,4%  du territoire national de 2000 à 2005 ; 7 525 ha ont été reboisés et restaurés  en 2010 contre 13 102 ha en 2009, soit une diminution de 42%)  pour que nos interventions augmentent en volume, pour qu’une frange importante de la population puisse disposer de ressources forestières et concomitamment, que ces dernières puissent leur apporter un bien être social et économique. La route est ainsi tracée, l’important est maintenant d’agir afin que ces nobles objectifs se traduisent rapidement dans la réalité.

Extrait La Gazette de la Grande Île – Lundi 21 Mars 2011