« Pour lutter contre la déforestation, les activités de développement social vont de pair avec la gestion des forêts », dixit Razafimahatratra Appolinaire, coordinateur du Projet de Restauration du Paysage Forestier Fandriana-Marolambo, mis en œuvre par le WWF.

Système nouveau. Le transfert de gestion des forêts naturelles aux communautés locales de base est un système nouveau pour ces groupes d’individus, a tout d’abord expliqué Razafimahatratra Appolinaire. Cet ingénieur des Eaux et Forêts de faire remarquer que la gestion des forêts naturelles doit être impérativement accompagnée, pas seulement sur le plan de la communication, mais en plus les communautés de base, même si le transfert est effectif, se sentent encore dans le besoin d’être constamment appuyées sur les terrains par tous les acteurs étatiques et privés impliqués dans le mécanisme. Il est faux de dire que les appuis s’arrêtent là dès que le transfert de gestion est signé par les parties contactantes, a fait savoir Razafimahatratra Appolinaire. Ce dernier d’ajouter aussi  le fait de développer des activités transversales concernant des activités de développement social. Des actions qui vont de pair avec la gestion des forêts, comme l’agriculture, l’élevage avec des techniques modernes. Autrement dit, a précisé le coordinateur, si les communautés sont seulement axées dans la gestion forestière, elles éprouvent un déséquilibre dans leurs besoins quotidiens. Raison pour laquelle, des évaluations n’ont pas montré de points positifs, parce que des paramètres n’ont pas été pris en compte d’une manière générale. Pour lutter efficacement contre la déforestion, Razafimahatratra Appolinaire d’exhorter qu’il faut travailler ensemble avec les services forestiers et les acteurs de développement social. Il s’avère inefficace d’aller seulement sensibiliser dans la gestion forestière, alors que les communautés locales qui vivent dans ces forêts ont du mal à survivre en dehors. Des recherches d’alternative s’imposent.
Extrait Midi Madagasikara – Jeudi 3 mars 2011