Depuis quatre ans, le festival « karitaky » fait vibrer la ville de Ranohira. Cette année, plus précisément du 14 au 16 octobre, l’événement prendra une allure  internationale car un organisateur de spectacle à ne plus présenter, « Kanto production », dirigé par Lova Ramisamanana et l’agence de voyage « Jacaranda », présidée par Josielle Randriamandranto, seront en quelque sorte les chefs d’orchestre.

« Nous n’allons pas encore donner des noms mais des artistes de renommée mondiale seront spécialement invités à cette occasion.  Il y aura des artistes francophones, des anglophones, des Africains et des Malgaches. Cela fait déjà trois ans que nous avons préparé cette affiche et l’heure est maintenant venue de la concrétiser », a expliqué Lova Ramisamanana. L’objectif est de valoriser davantage cette danse traditionnelle des éleveurs de zébu.

Au sens propre, le festival « Karitaky » sera sous les feux des projecteurs. En fait, un projet inouï de l’agence « Jacaranda » verra le jour durant la festivité. Il s’agit en fait de créer un espace culturel appelé « Jardin de lumière » dans la ville de Ranohira, qui symbolisera un lieu de vie et de rencontre entre les touristes et les villageois de la région. Ainsi, un grand arbre lumineux sera planté sur un terrain gracieusement mis à la disposition par la commune. « Et dès que le soleil se couche, cet arbre illuminera Ranohira. Le Jardin de lumière sert de vitrine à la culture bara. Une nouvelle facette culturelle qui se conjugue parfaitement avec la promotion du tourisme dans cette région. Pour dire que ce lieu magique sera la scène d’animations diverses tout au long de l’année », a souligné Josielle Randriamandranto.

Dorénavant, il n’y aura plus d’ombre à la lumière à Ranohira. Si le festival « Karitaky » brillera de mille feux, Ransohira s’illuminera également. A ce sujet, l’agence « Jacaranda » compte aussi apporter de l’éclairage à cette localité en offrant des lampes solaires chargeables aux 350 cases de la commune. « A vrai dire, le fait de visiter la région, notamment le parc national de l’Isalo ne suffit plus aux touristes, ces derniers veulent aussi contribuer au développement de la région, c’est pourquoi l’octroi de ces lampes », a conclu Josielle Randriamandranto. Ranohira sera une autre ville de lumière.

Extrait Les Nouvelles – mercredi 2 mars 2011 (Andry Rabeson)