Le transfert de gestion des forêts naturelles aux communautés locales de base pourrait s’avérer efficiente, si ces communautés se sentent soutenues par tous les acteurs étatiques ou privés impliqués dans le dispositif.

W.W.F

Des contrats de transfert de gestion des forêts naturelles ont été signés les 9 et 10 février derniers, respectivement dans les communes de Fiadanana et Ankarinoro, dans le district de Fandriana, entre d’une part, le ministère de l’Environnement et des Forêts, représenté par Rarivomanana Philibert, directeur régional d’Amoron’i Mania, et de l’autre, 4 communautés locales de base (V.O.I) représentées par leurs présidents respectifs. Ces transferts touchent une superficie de 13.000 ha de forêts naturelles compris dans le corridor forestier Fandriana à Marolambo et mise en œuvre par le WWF dans le cadre du projet de Protection et de Restauration forestière. Puisque la mission globale du WWF est d’arrêter la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir où l’humanité vive en harmonie avec la  Nature.

Deux ans

Les étapes de ce processus de transfert de gestion ont duré deux ans, a fait savoir Razafimahatratra Appolinaire, coordinateur du WWF Fandriana. Deux ans, une durée appropriée pour que les communautés locales de base (VOI) s’initient dans les mécanismes de la gestion des forêts, des plants d’aménagement. Trois points essentiels caractérisent ces contrats, a stipulé Razafimahatratra Appolinaire ingénieur des Eaux et Forêts. Le premier point, c’est le processus participatif, le fait d’intégrer pleinement les communautés locales de base et de toutes les parties prenantes qui œuvre dans le transfert de gestion. La communication est le deuxième point, en insistant sur le fait que les dispositions prises dans les contrats soient largement diffusées. Pour la circonstance, des documents synthétiques ont été distribués aux membres des communautés de base pour être vulgarisés. Une lacune qui a été décelée auparavant. Seuls les présidents des VOI étaient destinataires de ses supports. L’institution de la fermeture et de l’ouverture des forêts constitue le troisième point. La période de fermeture de la forêt est fixée durant la période des pluies. Où aucune autorisation d’exploitation ne peut être délivrée par ces VOI.

Trois ans

Selon les explications du directeur régional de l’Environnement des Forêts d’Amoron’i Mania, Rarivomanana Philibert, la durée de ce transfert est de trois ans renouvelables, si des points positifs ont été relevés à la suite d’une suivie et évaluation. Un processus qui nécessite des fonds que l’Etat n’est pas en mesure de faire face sans l’appui des partenaires.

Extrait Midi Madagasikara – Lundi 28 Février 2011