La vieille ville de Fianarantsoa créée en 1830 constitue un exemple unique du patrimoine architectural malgache. À partir de 1868, la loi permit aux Malgaches de construire leurs habitations dans un style qui reprend les traditions occidentales et ancestrales. Outre un ensemble de 500 maisons bâties entre 1870 et 1900, le quartier conserve ses voies de circulation originelles. De nos jours, les habitants du quartier sont fortement touchés par l’extrême pauvreté. Cette situation a déterminé les orientations principales d’un  projet initié par plusieurs organisations dont Patrimoine Sans Frontières, France ; Heritage sans frontières, et Fondation Heritsialonina.

Ce faisant le but est, surtout, d’assurer des conditions de vie dignes aux habitants; de participer à l’assainissement de la zone; de sauvegarder et de restaurer un patrimoine malgache unique (habitations et savoir-faire) et d’ en faire un moteur de développement pour la ville (formations, création d’emplois, développement touristique); mettre la ville de Fianarantsoa en réseau avec les autres villes du patrimoine malgache.

Dans ce cadre, les données rendues publiques par Auction Floor Culture font état que les principales activités vont de la réhabilitation du patrimoine culturel menacé; à l’appui au renforcement des capacités; en passant par la promotion et la diffusion du patrimoine. Le tout avec en toile de fond la mise en œuvre des activités de sensibilisation; de création de réseaux; de formations et de mise en commun d’expériences.

Concernant les autres actions , les mêmes données mentionnent  des formations aux métiers du bâtiment: de  20 personnes (jeunes, habitants du quartier, sans revenu, sans formation, vivant avec moins de 1 dollar par jour, ayant quelques notions en maçonnerie); la construction des latrines: les familles sont ciblées – une latrine pour deux familles voisines; réhabilitation des toits: tous les toits fragilisés sont concernés dans ce projet. L’ordre de restauration des toitures est déterminé par l’urgence de la restauration, par les conditions de précarité dans lesquelles vivent les familles et par la localisation de la maison (plus la maison est proche des voies de circulation des touristes, plus elle sera rapidement restaurée.). Cet ordre est établi grâce à un système de points: les maisons obtenant les notes les plus élevées seront restaurées en premier. L’ordre ainsi obtenu est régulièrement annoncé publiquement et diffusé auprès des habitants pour conserver le climat de confiance et la dynamique communautaire évoquée plus haut; formations aux métiers du tourisme: élèves du lycée partenaire; développement touristique : habitants de la vieille ville (en particulier les artisans et les propriétaires de tables et chambres d’hôtes).

Extrait La Gazette de la Grande Île – Lundi 28 Février 2011