Le bilan provisoire du passage du cyclone tropical intense de niveau 3 « Bingiza » sur terre, traversant la Grande île de l’est en ouest est assez lourd pour la population. Pour l’instant, on dénombre 5 morts et des milliers de sinistrés.

Après le cyclone, place maintenant au bilan ! L’on enregistre alors provisoirement 4 décès dont un père et une mère de famille aves ses deux enfants en bas âge à Mananara Avaratra, un mort à Mandritsara, ainsi que des milliers de sinistrés dans les villes de Fenoarivo Atsinanana, Maroantsetra et Mandritsara, de Sainte Marie, de Port Berger, Soalala et de Mananara Avaratra. 80% des villes traversées par Bingiza sont soit détruites, soit inondées à partir d’une vue aérienne effectuée par l’équipe du Bureau national de la gestion des risques et des catastrophes, et des chiffres de la Croix Rouge Madagascar.

Toutefois, ce n’est qu’un bilan provisoire car bon nombre de routes sont également coupées et l’on n’arrive pas encore à procéder à un recensement définitif des victimes.

Notons qu’hier, vers 10 heures du matin, Bingiza est sorti en mer, dans le canal de Mozambique après avoir tout dévasté sur son passage. Bingiza est sorti du côté du district de Soalala. Son centre a été localisé à 50km au sud-ouest de cette ville minière. Le système s’intensifiera progressivement et des pluies abondantes seront encore observées dans les régions concernées. « Bingiza risque de s’intensifier au-dessus du canal du Mozambique avant de longer la côte Ouest du pays en se dirigeant vers le sud » privilégie la prévision météorologique de Joint Typhoon Warning Center (JTWC).

Ce cyclone a traversé plusieurs régions, à savoir, Atsinanana, Analanjirofo, Sava et le Boeny où l’on a alors enregistré des vents de plus de 180 km/h et des rafales de plus de 222 km/h.

Les avis de menace concernent toujours les districts de Besalampy, Maintirano, Antsalova, Miandrivazo et Belo-sur-Tsiribihina. L’avis d’avertissement touche Mahabo et Morondava.

Des stocks de pré-positionnement !

Selon la méthode déjà adoptée par le BNGRC, des stocks de pré-positionnement sont déjà disponibles sur les lieux usuellement frappés par les cyclones. Il s’agit du plan national de contingence cyclones/inondations 2010-2011 renfermant cinq principales mises à jour par rapport à celui de l’année dernière. Si les hypothèses de planification ont été maintenues (600.000 personnes sinistrées dans les 13 régions à risques et 20.000 personnes sans abris hébergés dans des sites communs pour la plaine d’Antananarivo), les termes-clés tels que « sinistrés » et « sans-abris », source de confusions et d’interprétations différentes ont été redéfinis de manière commune. Le plan national de contingence avance également l’utilisation des critères communs de vulnérabilité et de ciblage des bénéficiaires. Ensuite, des termes de référence pour les évaluations à caractère conjoint ont été standardisés. La grande innovation de cette année réside dans l’utilisation des SMS pour transmettre les premières données post-catastrophes, depuis les Fokontany jusqu’au BNGRC directement. Le renforcement de la coordination opérationnelle au niveau des districts, l’une des principales lacunes de la gestion des urgences 2009-2010 occupe une place importante dans la mise à jour du plan national de contingence.

Extrait Les Nouvelles – mercredi 16 février 2011