30 et presque songes est un projet d’art contemporain ayant pour fil conducteur le recueil de poèmes Presque songes, de Jean Joseph Rabearivelo. Il a déjà donné lieu, en 2007, à une exposition sur 1500 m2 des œuvres de 30 artistes malgaches et internationaux, qui s’est déroulée à la zone Zital, à Antananarivo.

En 2011, le plasticien Joël Andrianomearisoa a décidé de reconduire l’expérience, tout en précisant « qu’il ne s’agit en aucun cas d’un festival, il n’y aura pas dans le futur de rendez-vous récurrents et réguliers, mais des manifestations aléatoires suivant les désirs et les opportunités des artistes ».

L’exposition, fixe en 2007, devient itinérante en 2011. Elle s’ouvrira du 7 au 14 avril à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo, un lieu qui donne l’occasion à l’initiateur du projet de rappeler que l’art est étroitement lié à l’économie. Elle se poursuivra dans la foulée à la Maison Revue Noire de Paris du 21 avril au 12 juillet, et sera aussi au Teat du Champ Fleuri de La Réunion du 10 mai au 19 juillet. Des passages à Douala, Haïti et Istanbul sont aussi prévus, même si les dates n’en sont pas encore fixées, pas plus d’ailleurs que la liste exacte des 30 artistes qui participeront à cette deuxième édition de l’exposition. Ce qui est sûr, pour les organisateurs, c’est que toutes les disciplines de l’art contemporain seront représentées : art visuel, photographie, graphisme, vidéo, installation, littérature, cuisine, danse, mode, design, architecture et musique.

Malgré le fait que la liste des participants ne soit pas définitivement arrêtée, des noms sont déjà avancés. Pour les artistes malgaches, ce sont ceux du vidéaste Rina Ralay Ranaivo, de la photographe Malala Andrialavidrazana ou encore du graphiste-photographe Herinirina. Côté international, sont enregistrées les participations de plasticien Pascale Marthine Tayou, de l’architecte française Odile Decq et du peintre sud-africain Moshekwa Langa. Toutes les œuvres présentées seront des exclusivités, produites pour l’exposition.

Changement par rapport à 2007, l’exposition ne sera pas produite par le Centre Culturel Français Albert Camus (CCAC), mais sera une production entièrement malgache, des éditions Tsipika et de la Revue noire Madagascar. Le projet reste cependant financé par l’Union Européenne, via le programme « Transe ».

Extrait Madagascar Tribune – mercredi 16 février 2011