Le Parc cyclo-pousse en collaboration avec la commune urbaine d’Antsirabe vient d’atteindre un de ses objectifs, dans le cadre du processus de reconversion des tireurs de pousse-pousse en conducteurs de cyclo-pousse.
Après avoir payé 1 500 ariary par jour pendant les deux ans au cours desquels le projet a tourné, 11 conducteurs ont fini leurs traites et sont devenus depuis le début de ce mois, propriétaires de leurs véhicules.
En effet, le Parc cyclo-pousse, organe de promotion, de contrôle et de normalisation des cyclo-pousses dans la ville d’Antsirabe vient de sortir sa première promotion, un des enjeux majeurs dans le projet de reconversion.
A l’origine, le Parc a été créé afin de mener à terme le projet de transformation des tireurs de pousse en propriétaires. A titre de rappel, il a été constaté que les tireurs de pousse vivaient dans un état précaire et dans des conditions de travail très difficile. Plus de 95% des pousse-pousse sont louées quotidiennement par de gros propriétaires, et les tireurs sont condamnés à louer toute leur vie leur outils de travail sans être assurés d’avoir une protection sociale ou la retraite.

Transport urbain
Ainsi, des certificats attestant le transfert définitif de propriété sur le cyclo-pousse ont été remis aux conducteurs les plus méritants. La plupart de ces nouveaux propriétaires sont maintenant en train d’acquérir de nouvelles machines de travail sous forme de leasing et vont devenir sous peu de petits entrepreneurs exerçant leurs métiers.
Devenu autonome depuis 2009, le Parc cyclo-pousse qui vise à offrir un travail digne et décent aux transporteurs d’Antsirabe s’active depuis deux ans dans la commune rurale d’Ambohitsimanova, village d’origine des 90 % des tireurs de pousse dans la Ville d’Eaux. En faisant des activités d’encadrement et de formation, il soutient les familles des tireurs de pousse-pousse.
Afin de pouvoir continuer ses activités de développement social, le projet vise actuellement à créer des partenariats à travers de nouveaux programmes portés essentiellement sur l’amélioration de l’environnement du transport urbain, visant surtout leur humanisation, et l’assainissement et promouvant des modes de vie durables.

Extrait l’Express de Madagascar – Mardi 15 fevrier 2011