D’après les informations recueillies auprès du Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), le passage du cyclone Bingiza d’Est en Ouest, à partir du Cap Est et la Baie d’Antongil jusqu’à Port Bergé ce lundi 14 février 2011, a occasionné d’importants dégâts matériels. Pour l’instant, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée et le BNGRC s’en félicite car, de son point de vue, les mesures et formations préventives contre ce genre de cataclysme ont donc été bien conduites et assimilées par la population. Toutefois, la puissance du cyclone a détruit des infrastructures, comme à Mananara Nord où 80% des constructions, aussi bien celles relevant du secteur public que du secteur privé (maisons d’habitations de particuliers comprises), ont vu leurs toits emportés par le vent dont la vitesse était supérieure à 100km/h.

Les poteaux électriques des localités par lesquelles le cyclone Bingiza est initialement passé, entre autres l’île Sainte Marie, Soanierana Ivongo, ont tous été arrachés ; le gros village de Cap Est est détruit à 50% et la ville de Maroantsetra est sous les eaux. Si la dépression a perdu sur terre 75% de sa force initiale, de grosses pluies ont continué hier soir encore de se déverser sur toutes les régions d’Analanjirofo, Sofia et Sava ; voire jusqu’à Antanambao Manampotsy dans l’Atsinanana.

Selon les prévisions météorologiques fondées sur la trajectoire prise par ce météore, Bingiza pourrait rejoindre ce mardi matin du 15 février le canal de Mozambique où il pourrait reprendre ses forces et continuer l’inflexion vers le Sud de son trajet. Le risque n’est pas encore écarté et la menace plane sur le Sud et le Sud-ouest malgache. En tout cas, ce ne sera pas la première fois qu’un tel retour d’un cyclone peut se présenter et c’est la raison pour laquelle Betroka, par la voix du membre du CT Jean Nicolas, lance de nouveau un appel à l’intention des autorités centrales pour remédier à la situation dans ce district qui n’est pas encore rétablie depuis les dernières grosses pluies. Des ponts, incontournables pour accéder au chef lieu de district et à certaines communes sont dans un état tel qu’aux moindre coup de vent et de pluies, les habitants du district risquent de se retrouver dans l’isolement, voire de subir de gros accidents.

Extrait Madagascar Tribune – mardi 15 février 2011