Les troubles en Egypte et en Tunisie font fuir les touristes. Ainsi les îles de l’océan Indien veulent en profiter pour les attirer.

Les émeutes en Tunisie et en Egypte signifient que de nombreuses vacances seront reportées ou redirigées vers d’autres destinations. Maurice met au point une stratégie avec les autres îles de la région en vue d’attirer les touristes qui comptaient y passer leurs vacances.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La situation instable en Egypte et en Tunisie pousse les millions de touristes qui s’y rendent chaque année à choisir une autre destination ou à reporter leur séjour à une date ultérieure. Des situations semblables dans le passé, comme les manifestations aux Antilles en 2009, en témoignent.
À Maurice, comme dans d’autres destinations touristiques, les professionnels du secteur ont tout de suite vu venir une belle opportunité. À travers leurs représentants en Europe, ils ont redoublé d’efforts afin de charmer les touristes dépités.
Les autorités touristiques ont déjà enclenché des réunions de travail avec les compagnies aériennes Air Mauritius et Corsairfly. D’autres discussions suivront avec les compagnies aériennes Edelweiss, de Suisse, et Meridiana Fly, d’Italie.

Chaos
En outre, le directeur général de l’Office du Tourisme, Karl Mootoosamy, rencontrera Pascal Viroleau, le directeur d’Ile de la Réunion Tourisme (IRT), ce mercredi 9 février.
Ils discuteront, en outre, du forfait inter-îles que peuvent proposer les Iles Vanille à ces vacanciers pénalisés pour les mois d’avril et août.
« L’approche des Iles Vanille est plus importante et riche qu’une destination à part entière. En regroupant l’ensemble de la région, on peut proposer une zone refuge de thérapie et de découverte », a déclaré Karl Mootoosamy, joint au téléphone.
Toujours selon ce dernier, les vacanciers qui ont déjà réservé pour l’Egypte ou la Tunisie, peuvent ne pas renoncer à leurs vacances. Ce, en remplaçant ces destinations qui connaissent l’instabilité, par une découverte des îles de l’océan Indien, notamment, Maurice et la Réunion.
« Dès le début du chaos, nos représentants en Allemagne sont en état de veille de la situation. Ce que nous proposons, ce n’est pas une campagne au niveau du consommateur mais une qui vise les spécialistes du tourisme »., conclut-il.

Extrait l’Express de Madagascar – Mercredi 09 fevrier 2011