Le statut de conservation des 366 espèces de reptiles incluant les serpents, les geckos, les caméléons et les lézards ont fait l’objet d’une évaluation lors d’un atelier du 24 au 28 janvier au Carlton. 18 espèces présentent le statut « critiquement » en danger (CR), 52 en danger (EN) et 59 vulnérables (VU). Les résultats de cette évaluation vont être utilisés pour contribuer aux activités de conservation de ces espèces. « La connaissance du statut des reptiles s’avère indispensable dans la prise de décision concernant la mise en œuvre des projets relatifs aux espèces comme la transformation de leur peau, le commerce des animaux, la collection privée, la recherche scientifique. En fait, les bases de données des espèces seront utiles en vue de renforcer leur conservation et leur gestion rationnelle », a expliqué Herilala Andriamahazo du Wildlife conservation society (WCS).

Pour le moment, seul le statut de conservation des 82 espèces de reptiles ont été évalués dans la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) sur les 370 recensés dans toute l’île en 2010. Le statut de la plupart des espèces reste inconnu nécessitant de procéder à cette évaluation afin de définir l’aire de distribution, l’étendue de la zone d’occurrence et la répartition de l’espèce. Ensuite, les participants composés des experts, d’herpétologistes et de facilitateurs de l’IUCN, ont procédé à l’identification des menaces pesant sur l’espèce et son habitat, à la définition de la tendance de la population et à la proposition du statut de conservation. Parmi les menaces figurent les feux de brousse, la divagation des bétails, la transformation de l’habitat naturel en terrain d’agriculture et la culture sur brûlis. S’y ajoutent l’exploitation irrationnelle du bois, la production du charbon, la coupe sélective des bois précieux…

Extrait Les Nouvelles –  mardi 1er février 2011