Le vahona, une autre plante locale connue par les Malgaches depuis la nuit des temps, a été promu, hier, à Ambatonakanga. Car les préjugés envers les plantes à vertu médicinales constituent encore les principaux obstacles de leur promotion. « Nombreux sont encore les gens jugeant les plantes et les tiges d’arbre à vocation médicinale comme des produits de sorcellerie », avance Andriniaina Rasambaritafika, ethno-botaniste.

Le vahona présente de multiples atouts pour l’hygiène. « Le macroclada, une variété endémique, purifie et améliore la circulation du sang », conseille Andriniaina Rasambaritafika.

Plante vertueuse
L’épiderme de la plante contenant de l’aloïne guérit les problèmes digestifs. Tandis que le gel de la feuille de macrolada peut cicatriser rapidement les blessures et a une vertu anti-inflammatoire. Mais elle n’a pas seulement une vocation thérapeutique. Le plus connu par les malgaches est le vahona au miel. Il reconstitue l’état général de l’organisme, surtout pour les personnes âgées. Le macroclada agite le sang, accélère son débit, le purifie et vivifie par un intense apport en oxygène, brûle et élimine les déchets. Ainsi, cette plante ralentit le vieillissement.
Le macroclada peut lutter aussi contre la sous-alimentation. « Cette variété endémique de Madagascar contient 18 éléments, si le vahona a, en général, sept à neuf éléments en moyenne. Ainsi, les éléments minéraux et organiques du macroclada peut apporter divers éléments nutritifs », continue toujours Andriniaina Rasambaritafika.

Le vahona se présente également comme une alternative pour lutter contre la dénudation du sol et le changement climatique, notamment sur les hautes terres centrales. Car la plante résiste aux feux de brousse et à la sécheresse. De plus, la caractéristique du sol et du relief ne constituent pas une barrière pour sa culture. Elle s’adapte au sol rouge ferralitique et à plus de 1000 m d’altitude.
Ainsi, les opportunités offertes par les diversités de plantes locales sont nombreuses pour développer le pays. « Nous avons identifié actuellement 12 000 variétés de plantes dont les 80 % sont endémiques de l’Ile. Nous n’avons encore exploité que 140 aujourd’hui », conclut il.

Extrait l’Express de Madagascar – Jeudi 27 janvier 2011