Le « Kere » devient désormais la hantise annuelle de la population dans toute la partie australe de Madagascar. A l’heure actuelle, près de 1.450.000 personnes réparties sur 60 communes, soit environ 7% de la population  totale, sont gravement touchées par l’insécurité alimentaire. Le manque de pluie est le principal facteur de ce fléau entraînant une sécheresse importante. D’où l’absence totale de l’exploitation agricole pérenne dans cette région. Mais depuis décembre 2010, les conditions pluviométriques s’annoncent bonnes, voire même supérieures à la normale. Comme plan d’urgence, la relance de l’agriculture constitue ainsi une solution durable permettant de lutter contre le « Kere » qui mine dans le Sud depuis des années, propose la société Guanomad.

10 000 ha de terrain disponibles. Pour ce faire, il faut profiter de ces conditions météorologiques en menant des actions urgentes et percutantes. On peut citer, entre autres, des opérations de labour sur une exploitation à grande échelle, suivies d’une distribution de semences. Ces actions ont été déjà initiées sur plusieurs centaines d’hectares. L’objectif de ce plan d’urgence vise à relancer l’agriculture et garantir la disponibilité des stocks suffisants et l’accessibilité des prix des denrées alimentaires aux populations du Sud. Notons que la superficie des terres cultivables et labourées dans le Sud est estimée à 10 000 ha. Si l’on choisit le riz comme spéculation, une production de l’ordre de 14 000 tonnes de riz blanc pourrait être attendue si l’on exploite ces 10 000 Ha, en se basant sur un faible rendement de 2 tonnes /ha, selon un agronome. Ce qui constitue une consommation annuelle de riz pour 100 000 personnes. Le volume de riz importé réduirait aussi de l’ordre de 8%.

Extrait Midi Madagasikara – Mercredi 26 janvier 2011