Les déluges qui se sont abattus à différents endroits du pays ces dernières semaines ont malmené nos infrastructures routières. Les états de nos routes nationales reliant la Capitale avec les autres villes de l’île mais aussi les grands axes routiers dans les grandes villes se sont très rapidement dégradés.

Les usagers des routes  nationales, comme ceux empruntant la RN2 remarquent l’apparition de nids de poules au beau milieu de la chaussée, rendant ainsi risquée la circulation sur cet axe. Les eaux de pluies n’ont pas épargné aussi bien les routes bitumées que les pistes.
La dégradation de nos routes rend difficile l’approvisionnement des principaux grands marchés en produits vivriers. C’est le cas, par exemple, du riz. En effet, comme chaque année, la Rn44, reliant Moramanga et Vohidiala, porte d’entrée dans la région de l’Alaotra, le grenier à riz de Madagascar, est actuellement difficilement praticable. Les camions transportant du riz vers la Capitale éprouvent énormément de mal pour passer.
Selon certains opérateurs de la région de l’Alaotra, cette situation est en grande partie à l’origine de la hausse du prix du riz, notamment, la variété makalioka en ce moment. Les collecteurs sont contraints de payer à prix fort les transporteurs pour que ces derniers acceptent d’assurer le transport des produits vers Antananarivo.
Alors, les acteurs économiques attendent avec impatience la réhabilitation tant annoncée de cette fameuse route nationale, appelée autrefois : la route des propagandes.
Extrait Midi Madagasikara – Lundi 24 Janvier 2011