Madagascar détient de nombreux atouts du point de vue touristique. On ne le sait que trop. Ce ne sont pas les sites touristiques ou bien les multiples activités touristiques susceptibles d’être exploitées qui manquent. Tout le monde s’accorde à reconnaître cet état de choses.

Mais de là à faire de Madagascar, d’ici peu, une destination touristique incontournable dans la zone de l’océan Indien, est plus difficile à croire tout comme il sera difficile de penser que l’organisation d’un « Forum international de l’investissement touristique » sur place aura des effets immédiats.

La relance ou le développement du tourisme, qu’importe le terme utilisé, est tributaire d’une politique d’ensemble bien définie, de la conjonction de nombreuses stratégies…Ce que fait l’île Maurice dans ce domaine est instructif. Lors des différents salons internationaux dédiés au tourisme auxquels le pays participe, il n’y a pas de comparaison possible entre le stand qui est occupé par Madagascar et celui par l’île voisine. Cela va du simple au quintuple.

Mais quoi qu’il en soit, tout dépendra en tout état de cause de la situation qui prévaudra dans le pays en matière de sécurité. La raison est que le tourisme, certes, est un secteur qui présente de nombreux avantages sur plusieurs points de vue (investissements étrangers, apport de devises…). Mais seulement, c’est un secteur très sensible. Le moindre remous social, le plus petit mouvement populaire… a des effets incalculables sur le secteur. Nos opérateurs en ont fait l’expérience depuis le début de la crise.

Extrait Les Nouvelles – lundi 17 janvier 2011