Antsirabe

La ville d’Antsirabe a été toujours connue par ses environs propices aux activités sportives. Ainsi, les premières courses de chevaux remontent à l’époque de Gallieni. Elles avaient lieu autour du lac de Ranomafana (Andranomaimbo) avant l’aménagement à l’hippodrome.

Des concours de natation et de canotage ont été organisés par les administrateurs Leroy et Moreau au lac Andraikiba durant la période 1935 à 1937.

Ce dernier contribuait à l’époque au développement du goût pour le sport en organisant des courses de bicyclettes et d’automobiles. Ce furent l’une des manifestations mondaines les plus réussies avant la Deuxième guerre mondiale. Après une période de somnolence, occasionnée par la guerre, toutes ces activités ont repris.

Ainsi, du gymkana a été organisé sur les bords de la piscine d’Andranomafana durant la célébration les fêtes pascales de 1948.

Alaotra

Un guérisseur fait remarquer que le grand spécialiste d’ambalavelona est mort en pleine rue du marché d’Ambatondrazaka, il y a cinq ans. C’est un dénommé Tovo, dont la mort a fait pousser à plus d’un dans la région de l’Antsihanaka et ses environs un ouf de soulagement. Au passage, il note que l’ambalavelona a connu sous d’autres appellations.

Dans la région de Menabe, on l’appelle « ambalapaingotra ». Au nord de l’Alaotra, les gens le connaissent sous le nom de « jangoràka », tandis que dans l’Imerina, ce mal aux mille mystères se nomme « kasoa ».

Au début de son apparition dans l’Alaotra, l’ambalavelona a été « conçu » pour le déplacement des zébus. Les bovidés partaient des régions Sofia et Betsiboka vers Antsihanaka. Pour ce faire, les « mpimasy » utilisent l’ambalavelona à la place d’une drogue fortifiant les bêtes dans leur déplacement.

Toliara

L’Onilahy, dont l’étymologie « ony lahy », signifie fleuve mâle, est le plus grand fleuve au sud de Morombe dans le Sud-ouest de Madagascar. Son bassin versant s’étend sur environ 31 600 km2. Son débit brut s’éleve à 145 m3 par seconde. Ses principaux affluents sont l’Isoanala, l’Ianapera, la Sakoa, la Sakamena sur sa rive gauche, l’Imaloto, la Sakamare, la Taheza et la Sakondry sur la rive droite (au nord). Si l’embouchure ne donne pas de delta mais débouche brutalement dans la baie de Saint-Augustin, cela s’explique par la présence d’un profond canyon sous-marin dans le prolongement du fleuve.

De fait, la vallée de l’Onilahy s’encaisse en un large canyon. On la parcourt pour accéder aux Sept lacs, site touristique difficilement accessible en voiture.


Antsiranana

Les mpanjaka n’ont jamais battu de la monnaie. Depuis très longtemps, l’unité monétaire était la pièce de 5 francs d’origine européenne ou la piastre (parata). Divisée en deux, elle donnait le loso (2fr50) et en quatre le kirobovaky (1fr 25). Il n’etait pas fait usage de coquillages.

Les principales divisions de « parata » sont loso ou vakindelany (2fr50), kirobo-vaky (1fr 25), kirobory (1fr), somonibory (0fr50), sinso (0fr25), goroso (0fr10) et pitoso (0fr 05).

Les impôts dans le royaume Antakarana n’étaient ni obligatoires ni permanents. Lorsque le mpanjaka avait besoin d’argent, il s’adressait aux Rangahy et aux Manantany qui s’occupaient de la perception. C’était le « tatibato », ou collecte, qui était versé soit en argent soit en nature suivant les circonstances.

Aux grandes fêtes, il est d’usage que chaque collectivité, chaque famille ou même chaque individu apporte des cadeaux en nature ou en espèces pour couvrir les frais. Ils les offrent directement au mpanjaka ou bien par l’intermédiaire du « Manantany ».

Extrait l’Express de Madagascar – Mardi 07 decembre 2010