Désormais, le Cirque rouge de Mahajanga est classé patrimoine national. Il est maintenant question de sa préservation et de son exploitation.

Le « Cirque rouge » de Mahajanga est officiellement classé patrimoine national selon le décret 722 du 14 juillet 2010. La pose du panneau indiquant cette classification a été effectuée samedi, à Amborovy, Mahajanga, sous la houlette du ministre de la Culture et du patrimoine. Mais, à cause de son état de dégradation croissante, la préservation de ce site se présente comme une nécessité absolue.

« Depuis ma dernière visite, en juillet, la détérioration du site est flagrante à cause surtout des exploitations humaines », constate Mireille Mialy Rakotomalala. « Il importe ainsi, exhorte-t-elle, de démolir les constructions illicites autour du site et de suspendre la donation de terrain public entrant dans ce domaine ». Il a également été question d’interdire toutes formes d’activités accélérant la détérioration du site, notamment la course de quads…

La préservation participative de la population se présente, entre autres, comme une des solutions incontournables dans le cadre de la protection de ce patrimoine national. Cette méthodologie consiste surtout à sensibiliser la population sur l’importance du site. « Le cirque rouge est considéré comme pourvoyeur d’emplois, notamment pour la population locale. Il constitue également une fierté régionale, car son nom ne peut être dissocié de celui de Mahajanga, notamment sur les activités touristiques de la cité des Fleurs ».

Une collaboration avec des étudiants et enseignants chercheurs ainsi qu’avec le ministère de l’Environnement, sur un éventuel recensement de la faune et la flore existantes et sur un projet de reboisement, a également été abordée. La mise en place d’un comité de gestion pour se charger des activités de préservation et d’exploitation du site est aussi recommandée par la ministre. Ce comité installera, entre autres, un guichet pour gérer l’exploitation et la préservation de ce patrimoine.

Il est à rappeler que la mise en place de ce panneau et l’établissement des mesures accompagnatrices entrant dans le cadre de sa préservation, font partie du rôle préservateur du ministère de la Culture et du patrimoine. Les autorités locales, pour leur part, ont largement contribué à la mise en œuvre des procédures administratives. Et c’est au niveau de l’exploitation de ce site emblématique de Mahajanga que le ministère du tourisme entre en jeu.

Extrait Les Nouvelles – mardi 23 novembre 2010