L’été est là, il est revenu avec ses cohortes de jeunes filles aux longs cheveux me rappelant mon adolescence au Lycée Rabearivelo. Des images de cette période me reviennent mais ces temps sont passés, bien finis et il ne me reste plus que mes rêves. Je dédie donc ce poème à mes amis du lycée et aussi à mon professeur de français Mme Randretsa Beby qui m’a prodigué un enseignement que je n’oublierai jamais et qui a fait de moi l’homme que je suis.

 

Nostalgie

Qu’êtes-vous devenues jolies filles de ma jeunesse ?

Déesses de mes pensées vous étiez les naïades

En balade dans mon cœur où déteint la tristesse

Altesse morose de mon bonheur en noyade.

 

Etes-vous encore ici ornements de ma vie ?

Jolies comme les roses dont les épines acérées

Piquetaient mon âme  d’adolescent transi

Pétri d’amour pour ces anges de gaieté.

 

Je vous salue bien bas, ô gracieuses beautés

Fées généreuses aux abondantes chevelures

Pures descendantes d’Eve les divines natures

Mûres et pendantes comme les fruits du manguier.

 

Je vous ai aimées, oui je vous ai chéries,

Epris de liberté vos cœurs en cavale

D’une banale chevauchée ils m’avaient trahi

Insoumis à mes plaisirs et mes désirs de mâle.

Pour le respect d’un rêve on ne doit se revoir

Au soir de nos vies, nos corps en décrépitude

Prélude d’un adieu à la vie où l’espoir

Est de boire jusqu’à la lie ma solitude.

 

                                   Max Randriantefy

Extrait La Gazette de la Grande Île – Lundi 08 Novembre 2010