Parure. En dépit de la pollution qui altère l’air que l’on respire et de la chaleur qui rend l’atmosphère ingrate, la Ville des Mille nous offre le spectacle de sa coquetterie du mois d’octobre. Cette élégance lui vient de la floraison des jacarandas, ces arbres dont l’étincelante parure baigne la ville dans la poésie du printemps. Emblématique de la Capitale, le jacaranda ornait tous nos parcs et jardins et bordait la plupart de nos rues et nos artères. Hélas, ce n’est plus le cas aujourd’hui, après la disparition de ces arbres en plusieurs points de la Capitale.

Couronne. Si le pourtour du Lac Anosy a conservé sa couronne de jacarandas, Mahamasina préserve tant bien que mal les jacarandas qui ornent ses jardins. Malheureusement, il n’en reste plus beaucoup depuis que ces espaces ont été livrés à des activités peu respectueuses de l’environnement ! Quant aux plants qui poussaient dans l’enceinte même du stade, ils ont été sacrifiés depuis des lustres.

Implanté dans le pays au siècle dernier, au début des années 30, le jacaranda a conquis la plupart des villes des hautes terres centrales d’Antananarivo à Fianarantsoa, en passant par Ambatolampy, Antsirabe, Ambositra, Ambohimahasoa, tout au long de la RN7.

Hymne. Essence « citadine» s’il en est, le jacaranda s’est bien adapté à l’environnement urbain. Sa vocation ornementale mérite certainement un peu plus de soin et le renouvellement des pieds disparus, redonnerait à nos parcs et jardins, boulevards et avenues, une séduction qu’ils sont en train de perdre. Les jacarandas en fleurs ? C’est l’hymne qui rend hommage à ce mois d’octobre, en dépit de ses petites misères.
Extrait Midi Madagasikara – jeudi 28 octobre 2010