C’est une nouvelle méthodologie de l’application du SRI déposée à l’OMAPI.

Les germoirs biodégradables constituent une nouvelle méthodologie de l’application du SRI découverte par la société FFF (Fambolena Fiompiana Fanodinana). Il s’agit notamment de la mise en pot des plantules dans les pépinières afin de faciliter leur transplantation sur les champs, et ce, sans enregistrer aucune perte à la culture. Adaptés à toute spéculation comme le riz, le maïs, l’artemisia, l’oignon, le piment, le vétiver, le jatropha et les plantes à huiles essentielles, leur efficacité a été testée avec des rendements améliorés atteignant au minimum le double de la productivité depuis ces trois dernières années. Une étude est maintenant en vue pour la plantation tabaccole. « Les grandes sociétés oeuvrant dans une exploitation à grande échelle commencent à s’y intéresser », a révélé Juslain Raharinaivo, le DG de la société  FFF.

Calcul de rentabilité. Il a cité entre autres, le projet Ambatovy qui plante du vétiver sur une longueur de 70km entre Anivorano et Ambodibonara sur la RN2 en vue d’une fixation de remblai et de déblai. La société  Bionexx qui cultive des plants d’artémisinine sur une grande superficie, s’y met également. Et de nombreux opérateurs économiques, qui se lancent dans la culture rizicole à grande échelle  dans la région d’Alaotra, ont fait état d’une nette amélioration de leur rendement de productivité atteignant entre 8 à 17 tonnes/ha.   Les associations paysannes qui travaillent dans le professionnalisme, autrement dit, celles qui  savent faire un calcul de rentabilité de leur exploitation, trouvent ainsi un intérêt dans l’application des germoirs biodégradables, selon toujours les explications du DG de la société FFF. La demande de ces germoirs biodégradables connaît un rythme ascendant, notamment durant la période de campagne culturale, a-t-il conclu.

Extrait Midi Madagasikara – Mardi 26 octobre 2010