Après la Tanzanie, la Thaïlande, la Chine et l’Inde, c’est Madagascar qui  abrite la 5e Conférence Internationale sur l’artemisinine, le principe actif pour fabriquer de nouveaux médicaments contre le paludisme, prescrits par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). « La reconnaissance du  travail fait par le secteur privé avec la culture de l’artemisia et la fabrication d’artemisinine, explique ce choix », selon Charles Giblain, le DG de la société Bionexx, lors de l’ouverture de cette conférence hier à l’hôtel Carlton. «La première  exportation de cristal d’artemisinine vers des laboratoires étrangers comme CIPLA et SANOFI, aura lieu cette année avec une livraison de 3 tonnes», a-t-il poursuivi.

Capacité de 20 tonnes/an. C’est l’équivalent de 3 millions de traitements. Notons que Bionexx travail le dans ce secteur depuis 5 ans. Cette société exploite à peu près 1 000 ha pour la culture d’artemisia et vise prochainement une superficie de 2 000ha. Elle travaille en partenariat avec 6 000 paysans à Antananarivo, Antsirabe, Fianarantsoa et à Toliara, en achetant des feuilles d’artemisia à 750  Ariary/kg. Le rendement s’élève entre 1 à 2 tonnes/ha de matière sèche. Par contre, « une unité de transformation dite Innovexx basée à Fianarantsoa, se charge de l’extraction et de la fabrication de cristal d’artemisinine avec une capacité de 20 tonnes/an à terme », souligne Charles Giblain, qui est aussi à la tête de cette société. Notons que 1 tonne de matière sèche permet d’obtenir 5 à 10kg d’artemisinine. Cette Conférence Internationale réunissant divers experts sur l’artemisinine provenant de Madagascar France, USA, Angleterre, Inde, Chine, Belgique, Kenya, Hollande et de Brésil, durera jusqu’au jeudi prochain.

Extrait Midi Madagasikara – jeudi 14 octobre 2010