Suite à la baisse du volume global de l’aide publique au développement d’un peu moins de 50% entre 2008 et 2009 à cause de la crise, tous les secteurs sans distinction se sont trouvés affectés. Cependant, ceux-ci n’ont pas été logés à la même enseigne.

Au cours de cette période, la plus grande partie de l’aide est allée dans certains secteurs. Le « développement rural » a été l’un des secteurs qui ont le plus bénéficié de l’aide avec un montant total de 81,7 millions de dollars représentant 22 % de l’aide totale (il n’a été devancé que par le secteur Santé qui a cumulé un montant de 99,8 millions de dollars représentant 26,8% de l’aide totale).

Dans ce secteur en particulier, on peut noter l’émergence de nouveaux bailleurs. L’Inde, avec son programme sur la production de riz et d’engrais, se trouve en tête dans ce secteur avec un peu plus de 24 millions de dollars de décaissement effectif en 2009. L’union européenne qui a fortement réduit ses interventions à Madagascar en raison de la crise, a déboursé seulement 17,5 millions de dollars pour le développement rural dont notamment dans le cadre des projets Accords et Pasam.

Les Nations unies ont une contribution modeste de moins de 10 millions de dollars au nom du Fida à travers notamment les projets « Appui au développement du Melaky et du Menabe » (AD2M) et « Promotion des revenus ruraux » auxquels s’ajoutent plusieurs projets de la FAO. Enfin, la France (AFD) et le Japon (Jica) ainsi que les Etats-Unis (USAID) sont aussi présents dans ce secteur avec un niveau de contribution similaires variant de 6 à 7 millions de dollars.

Cependant, il faut déjà prévoir que le retour à la normale nécessiterait la négociation de programmes de coopération entièrement nouveaux avec les partenaires techniques et financiers, ce qui suppose des délais assez longs pour l’identification, la négociation et l’approbation de nouveaux projets.

Extrait Les Nouvelles – lundi 11 octobre 2010