Si le Plan d’Action Environnemental ou PAE a été mis en place en 1989,  c’était en 2003 que le gouvernement malgache et la Conservation International se sont convenus de tripler la superficie des aires protégées dans toute l’île. Comme son nom l’indique, le PAE vise à développer un réseau des aires protégées. La Conservation International s’allie à ce concept et s’y conforme. Evaluées à 1,7 millions d’hectares, les zones protégées atteindront les 6 millions d’hectares en 2012, soit 12% du territoire national.

En collaborant avec les ONG et associations oeuvrant dans la protection de l’environnement, la Conservation International, par le biais du Vice-Président régional, Rajaobelina Léon confirme que « Si entre l’année 1990 à 2000, le taux des faux de brousse atteignait 0,83%, il est passé de 0,52% entre 2000-2005. Cette baisse de 0,31% témoigne l’efficacité des projets entrepris pour protéger l’environnement. On a de l’espoir par rapport à l’atteinte de l’objectif fixé il y a 7 ans de cela ». Actuellement, le nombre des parcs nationaux s’élève à 18, les réserves naturelles intégrales à 5 et les réserves spéciales à 23 dans toute l’île. Le réseau des aires protégées contribue ainsi à hauteur de 8% à la croissance économique par an.

 Pour Conservation Internationale, l’année de biodiversité coïncide bien avec l’année de la célébration de ses 20 ans de présence dans la Grande Ile. En présence du ministre de l’Environnement,  Raveloharison Herilanto et du ministre du Tourisme, Irène Andréas, le lancement de la célébration du 20ème anniversaire de CI a été inaugurée hier au Carlton.

«  Les missions et les visions de CI ont changé par rapport de celles que CI a eu en 1990, c’est-à-dire depuis le lancement du programme. CI ne fait pas que se concentrer sur la protection des arbres et des lémuriens, elle priorise les communautés de base actuellement. Faire paticiper les communautés de bases figure parmi les stratégies d’approches que la CI va adopter » poursuit-il. Pour ce faire, ce sont les associations villageoises et les communautés locales qui participent activement à la conservation de le biodiversité en améliorant leur conditions de vie grâce à des activités génératrices de revenus. L’investissement de CI dans les 6 zones concernées s’élève jusqu’à 1 700 000 dollars dans ce programme.

Madagascar reconnu pour avoir une zone de concentration de biodiversité très importante et classé comme l’un des 34 hot-spots prioritaires pour la préservation de la biodiversité sur la planète. Il abrite 12 000 espèces de plantes et 1 000 espèces vertébrés.  La célébration des 20 ans de l CI va s’étaler sur une longue période. A l’occasion, une exposition des échantillons des photographies de l’association Sténo-part As’Art qui figurera dans le livre de biodiversité qui sortira officiellement vers le mois de décembre s‘est tenue dans la même localité. Une exposition intitulée «  Paroles photographiques de la biodiversité » qui va être transférée au Tahala Rarihasina dès demain jusqu’au  16 Octobre avant de faire le tour à Toamasina, Fianarantsoa et à Antsiranana dans les prochains jours. Par ailleurs, le nouveau logo qui représente les nouvelles visions de CI a été présenté hier.

Extrait La Gazette de la Grande Île – Vendredi 08 Octobre 2010