L’espoir est permis. Le vaccin contre le paludisme est pour bientôt. Dans deux ans, si l’on se réfère aux dernières informations apprises lors de la rencontre des spécialistes mondiaux de cette maladie cette semaine, à Washington : le premier  vaccin le plus en vue et qui a accompli les plus grandes avancées en terme d’essais cliniques concluants, pourrait être présenté en 2012 en vue d’une homologation.

Le vaccin en cours d’élaboration a été baptisé RTS,S, le nom de la protéine du plasmodium falciparum, responsable du paludisme. Il a aujourd’hui atteint la troisième phase d’essais cliniques menés en Afrique depuis maintenant une décennie. Ces essais ont été menés sur 12.000 enfants de 7 pays d’Afrique, à savoir le Gabon, le Kenya, le Burkina-Faso, le Malawi, la Tanzanie, le Mozambique et le Ghana. Le vaccin, développé par GSK Biologicals, a montré des signes d’efficacité sur le parasite responsable du paludisme dans sa forme la plus grave. Ce qui fait de lui le vaccin le plus avancé et sur lequel repose énormément d’espoir. Faut-il rappeler que le paludisme fait près d’un million de morts par an, essentiellement des enfants  de moins de 5 ans en Afrique. Ce futur vaccin, au cas où les avancées continuent sur la même lancée s’avère concluant pour les enfants de 5 à 17 mois, l’homologation est certainement envisageable. Quelques années de patience seront sans doute nécessaires avant de voir ce vaccin vulgarisé à l’échelle planétaire. Celui-ci est attendu depuis des décennies, par des millions de personnes dans les pays tropicaux où le paludisme sévit  notamment en Afrique et en Asie.
Extrait Midi Madagasikara – Lundi 4 octobre 2010