Le cacaoyer malgache est mondialement connu. Il a des vertus que n’en ont pas les pays gros producteurs, comme le Ghana et la Côte d’Ivoire. Ceux-ci emploient des engrais chimiques, dangereux pour la santé et donnent un goût guère apprécié par les consommateurs européens, sur leurs champs de cacao. A Madagascar, les cultivateurs n’utilisent, en effet, que des engrais organiques, laissant ainsi la nature faire son œuvre… L’île produit 4 000 tonnes de cacao par an, mais peut, selon des experts internationaux, multiplier par trois ou quatre sa production, étant donné que la demande internationale ne cesse d’augmenter, venant particulièrement de la Hollande, de la France, de l’Allemagne, la Suisse, de la Belgique…

Dans les zones de culture (Ambilobe, Ambanja, Sambava et Antalaha), des centaines d’hectares sont encore disponibles ; malheureusement, le manque d’investissements financiers et humains, et aussi de matériels freinent considérablement le développement du cacao.

En tout cas, ce n’est pas par hasard si le chocolat de Madagascar est très prisé. Délicieux, sucré, doux, amer, il y en a pour tous les goûts. Dans tous les pays, on lui rend hommage de diverses façons, que ce soit sous forme de pâtisseries, de crème, de mousse, de pralines ou encore dans les recettes (on s’en sert même pour accompagner les haricots rouges). Il existe aussi du chocolat à la gianduja (noisettes du Piemont) à une époque.

Madagascar est ainsi connu comme l’un des plus grands crus de cacao au monde. On lui attribue plusieurs vertus, comme, surtout d’être un anti-stress. D’autres effets bénéfiques sont signalés : anticancer, nootropique (stimulation cérébrale), prévention de la toux ou antidiarrhéique. L’effet aphrodisiaque n’a pas pu être prouvé pour le moment. Des recherches ont certifié que le chocolat ne rend pas obèse, comme beaucoup de personnes le pensent (à petites doses bien entendu) mais il provoque des caries si on n’y porte pas attention et  peut créer une certaine dépendance chez le sujet qui le consomme. On parle de « chocoholic ».

Extrait La Gazette de la Grande Île – Mercredi 22 Septembre 2010