Dans les prochaines semaines, se tiendront dans le cadre de l’année 2010, baptisée par les Nations Unies « année internationale de la Biodiversité », deux rencontres majeures sur la biodiversité. Il s’agit de la conférence de haut niveau de l’ONU sur la biodiversité, qui aura lieu les 22 et 23 septembre à New-York, et de la dixième Conférence des parties (COP 10), qui se tiendra à Nagoya au Japon du 19 au 29 octobre.

Pour que tous les pays africains puissent adopter une position commune et parler d’une seule voix lors de ces importantes rencontres, se tient depuis lundi 13 septembre 2010, à Libreville, la capitale gabonaise, une conférence panafricaine sur le thème : « Biodiversité et lutte contre la pauvreté : quelles opportunités pour l’Afrique ? ».

Cette conférence se décompose en deux temps : du 13 au 15 septembre, ce seront les ONG et les experts, africains comme internationaux, qui discuteront des points techniques et proposeront des positions sur des grandes thématiques liées à la biodiversité, comme l’accès aux ressources génétiques et les bénéfices d’une coopération internationale sur ce thème, l’économie verte, les liens entre biodiversité et changement climatique et entre biodiversité et désertification, et les liens entre biodiversité et lutte contre la pauvreté. Il s’agira de se pencher sur les causes essentielles qui peuvent expliquer l’appauvrissement de la diversité biologique dans les pays africains, en incluant les besoins réels des populations et d’identifier les priorités du continent sur les questions de biodiversité et le rôle moteur que les ressources biologiques continentales pourraient jouer en faveur du développement et de la lutte contre la pauvreté.

Après ce segment technique préparatoire, pourra se dérouler le volet ministériel, les 16 et 17 septembre. Les ministres de l’environnement de toute l’Afrique, ainsi que des représentants de la Banque Africaine de Développement, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement sont sur la liste des autorités chargées d’étudier les propositions des experts pour rechercher des positions communes.

La rencontre de Libreville, organisée sous l’égide du gouvernement gabonais, en partenariat avec le secrétariat de la Convention sur la biodiversité des Nations-Unies, le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement et la Commission des Nations-Unies pour l’Afrique et l’Union Africaine constitue le premier évènement panafricain de cette ampleur sur la biodiversité.

Extrait  Madagascar Tribune – mardi 14 septembre 2010