L’intérêt de certains bailleurs de fonds et de pays étrangers ayant des relations bilatérales avec Madagascar pour les ressources en plantes médicinales, est connu de spécialistes du secteur. Dans le Sud par exemple, il y a ce qu’on appelle communément " 150 maladies ". Cette plante guérit tout un tas de problèmes de santé. Mais dans certaines zones, on en trouve un peu partout. La pervenche de Madagascar recèle aussi des principes actifs très intéressants, toujours dans le Sud. Mais cette région n’est pas la seule à regorger de richesses en plantes médicinales. Les autres aussi ne sont pas en reste. Et il faut y ajouter les différents modes de soins traditionnels. Certes, l’Afrique n’égale pas encore des pays comme la Chine dans la valorisation de la médecine traditionnelle, mais elle devrait avoir sa place sur le marché mondial. Si en Afrique et en Asie, environ 80% de la population ont recours à la médecine traditionnelle pour les soins de santé primaire, la tendance va aussi dans ce sens dans les pays développés. Dans ces pays-là, la médecine traditionnelle est de plus en plus populaire. D’après les estimations, jusqu’à 80% de la population des pays riches s’est déjà essayé à des thérapies comme l’acupuncture.

 Le marché est donc en croissance et d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il convient de le réguler et de mieux le financer. Car, la médecine traditionnelle peut beaucoup apporter à la santé mondiale, dans la mesure où le besoin de nouveaux médicaments n’a jamais été aussi urgent. Il y a 3 ans, 62 pays avaient des instituts de médecine traditionnelle, contre 12 en 1970. L’Afrique du Sud compte plus de 200 000 médecins traditionnels à elle seule. Mais pour éviter toute escroquerie et tout charlatanisme, l’OMS exhorte au développement contrôlé de la médecine traditionnelle. Elle incite également tous les acteurs (ONGs, partenaires, pouvoirs publics et secteur privé…) à accroître leurs contributions à la médecine traditionnelle africaine et plus précisément à la recherche. Notons que le 31août dernier, Madagascar a célébré, comme les autres pays du continent, la Journée internationale de la médecine traditionnelle en Afrique. Le thème choisi axé sur les progrès réalisés a permis d’attirer l’attention sur les progrès de la recherche pour l’intégration de la médecine traditionnelle dans les systèmes de santé.ou l’homéopathie.

Extrait La Gazette de la Grande Île – Vendredi 03 Septembre 2010