La campagne de plantation d’arbres fruitiers démarre depuis ce mois d’août, mais elle varie suivant les régions. Nombreux sont en fait les intéressés à cultiver des plants d’orangers d’autant plus que cela devient une filière porteuse. « Mais il faut faire très attention en achetant des jeunes plants auprès des pépinières non contrôlées », a évoqué Michel Rakotoniaina, directeur de l’ONG Haingonala, qui se spécialise dans la production des variétés d’oranges de qualité à Madagascar. « Les agriculteurs, les particuliers, voire les opérateurs économiques peuvent se tromper sur le marché en constatant qu’un jeune plant d’oranger s’acquiert à 300 Ar ou à 500 Ar l’unité. Et le rendement obtenu ne correspondra pas à celui attendu », a-t-il précisé.

Première production après  2 ans. Pour l’ONG Haingonala qui produit entre 10 000 à 15 000 plants à chaque campagne, un plant d’oranger, âgé de 1an, se vend à 3 000 Ar. La variété « Washi Hingo », importée de Californie depuis des années, est très prisée par les planteurs de par sa qualité et sa résistance à la maladie virale dite «  grening stristeza » affectant les fruits. En outre, le rendement augmente de 50kg à 300kg/ pied de la 1e année à la 4e année de production, si toutes les techniques de taillage sont respectées jusqu’à la fructification d’un arbre, a souligné Michel Rakotoniaina. Notons que ce type de plant d’oranger commence à fournir sa première production après deux ans de plantation.
 
Un chiffre d’affaires de 180 millions Ar/ha. Ainsi, plus de 300 plants d’orangers sont nécessaires pour exploiter 1ha de terrain. « Ce qui permet d’obtenir un chiffre d’affaires avoisinant les 180 millions d’Ariary à la 4e année de production, en estimant que le kilo d’oranges se vend à 2 000 Ar », a-t-il calculé. Pourtant, les dépenses en matière de préparation de la campagne culturale se chiffrent à plus de 1 millions d’Ariary, et sont composées du prix des jeunes plants et des engrais ainsi que du coût de la main d’oeuvre pour les trouaisons. Le directeur de l’ONG Haingonala a fait également savoir que la variété « Washi Hingo », même si elle a été introduite au pays, s’adapte dans presque toutes les régions.
 
Extrait Midi Madagasikara – Mercredi 01 septembre 2010