Une gouvernance forestière s’impose. L’exploitation illicite de bois précieux devient généralisée dans presque toutes les régions de l’île depuis l’avènement de la crise qui perdure encore dans le pays. Raison pour laquelle, le ministère de l’Environnement organise des ateliers régionaux sur la gouvernance forestière à Fianarantsoa, Toliara et à Atsimo Andrefana. L’objectif consiste à mobiliser tous les acteurs concernés dans la filière bois, précieux ou non, pour éviter l’anarchie et ne pas se rejeter la responsabilité quand on parle de trafics, a expliqué un responsable au sein du ministère de tutelle.

Implication d’un réseau. En effet, c’est tout un réseau qui est impliqué dans une exploitation illicite de bois précieux, a-t-on évoqué. A part les coupeurs illicites qui sont souvent payés par les gros bonnets tels les opérateurs, les hommes notables sur place et les politiciens, les forces armées, la région, les communes, les douanes et bien d’autres sont aussi concernés. En En effet, il se trouve que les bois exploités illicitement sont munis des documents signés par les responsables des collectivités décentralisées et des services déconcentrés pour être « légalisés ». Ensuite, ils sont transportés dans des voitures de l’administration, et encore, escortés par des forces de l’ordre, ont dénoncé les membres de la communauté de base. Tous ces acteurs concernés sont ainsi mobilisés à respecter chacun leur cahier des charges pour lutter contre les trafics de bois précieux tout en évitant les conflits, a-t-on conclu.

Extrait Midi Madagasikara – Lundi 16 août 2010