En mai 2009, AVSF a démarré SCAMPIS Madagascar, un projet contribuant à améliorer la production agricole (en qualité et en quantité) et le revenu des producteurs à travers la micro irrigation, l’assainissement de leur espace de vie et de travail (habitat, espace agricole, ressources) et l’appui à la commercialisation des légumes. Cette action vise aussi à renforcer les acteurs dans l’anticipation aux effets néfastes du changement climatique et l’augmentation excessive des coûts des fertilisants.

Le projet a pris le maraîchage comme porte d’entrée, du fait qu’il cadre des activités génératrices de revenu à cycle court, exigeantes en eau, en fertilisants et en produits phytosanitaires, qui sont " gaspillés " à cause des pratiques habituelles des producteurs, entre autres, l’arrosage et l’irrigation à la raie. La promotion de ces innovations se fait à travers la démonstration, la réduction des coûts d’acquisition des matériels, la création et le renforcement des chaînes de distribution et de service de proximité au profit des producteurs, puis la capitalisation et la diffusion des expériences.
En même temps, le projet accompagne les acteurs locaux à développer des concertations locales en vue de résoudre leurs problématiques et de développer un plaidoyer local en faveur de la gestion des ressources en eau et de l’assainissement.
Le Projet couvre plus de 60 Communes maraîchères localisées dans 5 Régions de Madagascar : Analamanga (5 districts), Itasy (3 districts), Vakinankaratra (1 district), Atsinanana (1 district), Analanjirofo (1 district). Ces districts abritent à eux seuls les16 % des ménages agricoles du pays.
Avec le Système de micro-irrigation, SCAMPIS Madagascar vise à toucher directement 10 000 maraîchers (1 000 en 2009, 3 000 en 2010, 6 000 en 2011). Pour l’Assainissement productif , il vise à toucher 2 000 adoptant du SMI (200 en 2009, 600 en 2010, 1 200 en 2011)
Tous les acteurs (agricoles et non agricoles, décideurs, ONG,…) intervenant dans le secteur maraîchage et intéressés sur l’adaptation au changement climatique.
En outre, il est fait état que la vulnérabilité financière et sociale constitue une des particularités du monde rural malgache. Cette situation a été favorisée par le manque de conditions cadres : sécurité, infrastructures, accès au crédit et à l’assainissement. Mais elle pourra encore s’amplifier à cause de la baisse du stock en eau qui est appelé à prendre de l’ampleur du fait du changement climatique et de la pression démographique.
Sans mesures adaptées, elle pourra entraîner des pertes de revenus des producteurs, les contraindre à limiter la quantité d’eau pour l’usage domestique, d’où l’aggravation du manque d’assainissement.
Deux innovations pourront contribuer à l’amélioration cette situation : le Système de Micro-Irrigation (petit pompage et irrigation goutte à goutte) et l’assainissement productif (récupération, hygiénisation puis réutilisation des déchets humains dans l’agriculture). Le premier permet de réduire non seulement les charges de travail et les besoins en eau des cultures, mais aussi, la pression phytosanitaire, la dégradation des sols et le lessivage des éléments fertilisants, qui sont tous favorisés par l’arrosage. Le deuxième, quant à lui, pourra contribuer à améliorer la production (qualité, quantité), et inciter les paysans à assainir davantage leur milieu, en ne plus jetant partout leurs déchets et construire des latrines permettant de les récupérer.
La micro-irrigation a déjà été introduite à Madagascar dans les années 80, mais n’a pas fait l’objet d’un véritable projet de développement. L’assainissement productif, par contre, n’y était introduit que récemment.

De tout ce qui précède, les information rendues publiques par Site : http://www.avsf.org font état, surtout, qu’il y a un début de concertations objectives autour de la gestion des ressources en eau autour de certains sites de démonstration mis en place mais ces concertations ne sont pas encore dans un stade plus avancées…

Extrait La Gazette de la Grande Île – Vendredi 13 Août 2010