La Grande île aurait besoin de 15 millions de dollars pour la lutte contre l’invasion de criquets, avant qu’il ne soit trop tard. En effet, des experts de la FAO sont venus à Madagascar pour étudier la propagation d’essaims de locustes.

Selon la Food and agricultural organisation of the United union (FAO), hier, dans un bulletin d’information, la Grande île aurait besoin de 15 millions de dollars pour la lutte contre l’invasion de criquets, avant qu’il ne soit trop tard. En effet, des experts de la FAO sont venus à Madagascar pour étudier la propagation d’essaims de locustes qui pourraient nuire à plus de 460 000 familles depuis le Sud-Ouest à la région du Melaky.

« Ces essaims de locustes menacent l’agriculture à Madagascar. Effort requis d’urgence et avant la saison des pluies pour éviter une invasion ! », alerte la FAO qui a dépêché des experts à Madagascar pour étudier la propagation d’essaims qui pourraient nuire à plus de 460 000 familles depuis le Sud-Ouest à la région du Melaky En effet, en nombre encore inconnu, des essaims immatures de criquets migrateurs se sont formés et ont déjà quitté le Sud-Ouest du pays. Ils entament actuellement leur phase de maturité et convergent vers Maintirano.

C’est durant cette période sèche de l’année qu’il faudrait se prévenir de ces invasions de crickets. Pendant cette saison, les criquets n’arrivent pas à se reproduire. C’est le moment propice pour lancer la campagne dare-dare afin d’éviter une véritable invasion acridienne dès la mi-octobre.

Les risques sont énormes

Un criquet peut dévorer en deux minutes une nourriture équivalant à son poids c’est-à-dire 2 grammes. Se déplaçant en essaims de quelques millions d’individus, ces insectes sont littéralement des machines à dévorer.

Dans le Sud-ouest de la Grande île, ces locustes vivent en clans. Toutefois, lorsqu’ils se regroupent et atteignent un seuil critique d’individus, ils subissent des transformations tant écologiques que morphologiques. Et c’est à partir de ce moment qu’ils deviennent dangereux pour la production agricole d’une région. Cette transformation morphologique leur permet de parcourir plus de 100 km en une seule journée et de dévorer toutes sortes de plantes et de cultures sur leur passage.

« En 2007-2009, les pays de la région de la mer Rouge qui avaient investi 20 millions de dollars dans la prévention acridienne, ont réussi à empêcher une recrudescence de criquets pèlerins. Les pays d’Afrique du Nord et du Nord –Ouest ne l’avaient pas fait au tout début de la résurgence acridienne de 2003, et ont dû débourser quelque 400 millions de dollars pour en venir à bout en 2005, » annonce toujours le bulletin. D’où l’importance de la prévention, pour ne pas dépenser plus en cas de réelle invasion.

Extrait Les Nouvelles – vendredi 13 août 2010