L’essentiel n’est pas seulement de se doter des infrastructures au niveau des collectivités, telles que les communes. Le plus important est qu’elles soient bien gérées et bien entretenues pour asseoir un développement durable.

Gestion communautaire

En ce qui concerne la commune rurale d’Ambositra-II, l’année en cours 2010 est consacrée au suivi-évaluation dans la gestion et l’entretien des infrastructures de base. Une initiative prise par cette collectivité dans le souci de préserver les acquis et pérenniser les actions de développement. Selon les explications de Rakotomandimby Désiré, maire de la commune, il a été créé au niveau des fokontany, un dispositif de gestion communautaire à travers des comités de gestion locale pour chaque type d’infrastructures, qui se chargent de gérer et d’entretenir les infrastructures, comme l’adduction d’eau potable, les EPP, etc. Des comités de gestion sous la supervision de la commune.

Particuliers

D’une manière générale, selon toujours le maire, les résultats attendus ne sont pas encore ceux escomptés. Nonobstant, les assemblées générales périodiques de ces comités de gestion locale organisés par la commune pour recadrer les actions, voire procéder au renouvellement des membres du bureau après consultation des habitants. Aussi pour sensibiliser la population pour qu’elle prenne soin de ses infrastructures qui ont été construites avec leur argent via les impôts. Raison pour laquelle, la commune a choisi l’année 2010 pour un suivi-évaluation dans la gestion et l’entretien des infrastructures à travers ces comités qui sont les représentants de la population. Dans le cas où ces comités ne seront pas à la hauteur de leurs tâches, la commune procèdera à un appel d’offres pour la gestion de ces infrastructures à des particuliers.

Vital

Dans bien des cas, au niveau des collectivités, régions, communes, la gestion et l’entretien des infrastructures ne constituent pas pour ces responsables, des priorités, pour ces biens publics. A preuve, il n’est pas stipulé noir sur blanc dans les plans d’actions. Pour la suite, se borner à demander l’appui de l’Etat ou des partenaires pour des travaux de réhabilitation pour faute d’entretien. Il est vital de procéder périodiquement à l’entretien de ces infrastructures pour les garder en bon état, suggère Jean-Pierre Errot, de l’association humanitaire Babakoto-France. L’association humanitaire Babakoto-France qui continue à investir dans des actions sociales, comme la construction d’écoles dans la commune rurale d’Antoetra-Zafimaniry. Il ne faut pas attendre, dès qu’une serrure se détériore, on la change immédiatement et on ne doit pas attendre des mois pour se décider, a ajouté Jean-Pierre Errot afin d’éviter d’autres dégâts plus graves et qui nécessitent de grosses réparations et de grosses sommes d’argent que les collectivités ne pourront pas prendre en charge jusqu’à ce que ces infrastructures soient totalement détruites et abandonnées. Cas de ces nombreuses bornes-fontaines qui ne sont plus en mesure de fonctionner à cause des défaillances au niveau des dispositifs. S’ils étaient périodiquement entretenus, ils seraient encore opérationnels.

Extrait Midi Madagasikara – Samedi 07 août 2010