La haute saison bat son plein et les hôteliers, dont ceux installés en province et particulièrement les opérateurs  travaillant dans les sites touristiques, ne chôment pas. Les touristes sont venus en grand nombre mais ces opérateurs sont peut-être encore sous l’effet de la crise  parce que la plupart d’entre eux refusent encore de se plier au paiement de leurs vignettes touristiques.

Pour ceux qui arrivent à le faire régulièrement, et ils sont encore très peu nombreux en cette période de crise, le paiement de cette taxe parafiscale est déjà systématique. «Moins on n’attend pour payer, moins  on  s’expose  à une accumulation des dettes», tenait à affirmer un professionnel hôtelier. Mais pour les autres opérateurs, les recettes encaissées en cette période faste de la saison touristique servent dans un premier  temps à combler le «vide» laissé par une saison touristique 2009 catastrophique.
Comme l’explique ce professionnel, qui tenait à assurer qu’il payera sa part de vignettes touristiques mais pour le moment, il a des problèmes urgents à régler et il a énormément besoin d’argent. A noter que bon nombre d’établissements hôteliers se sont retrouvés face à des difficultés financières durant cette longue crise.
Mais si tous les opérateurs hôteliers se montraient tous honnêtes, le problème de paiement de ces vignettes touristiques se résumerait à une question de temps mais seulement, des promoteurs, ils sont malheureusement nombreux, profitent de la situation de crise pour se dérober à leurs obligations parafiscales. «Cette pratique a déjà été courante avant et la crise n’a fait que l’intensifier», font remarquer certains professionnels. Ces opérateurs malintentionnés, puisqu’ils le sont, refusent carrément de payer les vignettes touristiques alors qu’ils taxent leurs clients pour chaque nuitée consommée du montant indiqué dans les textes.
Extrait Midi Madagasikara – Jeudi 05 août 2010