La suspension des aides de l’étranger soutenant les activités de protection et de préservation de la biodiversité à Madagascar due à la  crise politique qui asphyxie le pays depuis plus d’un an a de grosses conséquences sur la détérioration de l’environnement dans la Grande île. Le rapport « Paradise Lost » de l’IRG ou International ressources Group, commissionné par l’USAID, rapporte plusieurs états alarmants qui préoccupent les défenseurs de la nature. En 25 ans, l’année 2009 a été la plus dévastatrice. Et les projets mis en place, qui ont déjà apporté leurs fruits, ont du être suspendus et ont eu des conséquences néfastes autant pour la biodiversité que pour la population locale. Au coeur de ce rapport figure l’exploitation et exportation illicite et illégale de bois précieux, dont le bois de rose, palissandre et ébène, dont le trafic se chiffre entre 88 000 $ et 460 000 $ USD, principalement coupés dans des aires protégées. Ce rapport a été envoyé à toutes les entités institutionnelles qui financent les projets de protection de l’environnement. C’est dire que les prochains fonds pour la préservation de la biodiversité malgache sont loin d’être acquis.

Extrait Midi Madagascar – Mercredi 4 août 2010