Personne n’a été épargné par la crise qui perdure encore dans le pays. Rien qu’à Tanjombato, une zone industrielle très développée auparavant, « il ne reste plus que 3 ou 4 entreprises franches qui restent en activité car plus d’une cinquantaine de sociétés ont fermé leurs portes », a raconté le maire de la commune, Maurice Rakotondrabe, écoeuré, en marge de la visite du chantier des projets HIMO financés par la Coopération Française de Développement hier. Certains employés qui ont perdu leur emploi ont dû retourner dans leurs villages d’origine car la plupart des travailleurs de la zone franche sont des immigrants, a-t-il poursuivi.

Baisse des recettes. Si l’on procède à un nouveau recensement, le nombre de la population dans la commune de Tanjombato va sûrement diminuer car entre 10 à 15% des habitants sont constitués de migrants. Ces derniers proviennent notamment d’Anjeva, de Behenjy, d’Ambatolampy ou d’Ambohimandroso. Ce n’est pas tout ! Les recettes de la commune ont connu une baisse considérable après le départ de ces sociétés qui s’installent dans sa localité. D’après un chef de fokontany, il y a quand même d’autres employés de la zone franche, licenciés, qui arrivent à développer des petits métiers, telle la mise en place d’une gargote pour survivre, tandis que d’autres se trouvent dans une situation de détresse. A part les zones franches, Tanjombato n’a plus d’autres grandes activités industrielles qui assurent le développement de sa localité, a conclu le maire de la commune.

Extrait Midi Madagasikara – Mercredi 28 juillet 2010