La Commission européenne a décidé d’octroyer une aide alimentaire à court terme de 5 millions d’euros à quatre pays du sud-est de l’Afrique, à savoir, les Comores, Madagascar, le Malawi et le Mozambique. Cette somme est destinée à protéger les moyens de subsistance des populations vulnérables des zones propices aux catastrophes du sud-est de l’Afrique et du sud-ouest de l’océan Indien. Cette aide encouragera la préparation aux catastrophes en prévoyant une sécurité alimentaire à court terme, un soutien aux moyens de subsistance, également à court terme, ainsi que d’autres mesures d’aide.

Mme Kristalina Georgieva, membre de la commission chargée de la coopération internationale, de l’aide humanitaire et de la réaction aux crises, s’est exprimée en ces termes : « Malgré l’efficacité de nos programmes de préparation aux catastrophes dans les zones fréquemment sinistrées, l’expérience démontre que les risques naturels menacent non seulement les vies mais aussi les moyens de subsistance. C’est la raison pour laquelle nous étoffons nos programmes en créant des outils complémentaires visant à renforcer la sécurité alimentaire des populations ».

Le sud-est de l’Afrique et le sud-ouest de l’océan Indien constituent deux des régions du monde les plus exposées aux catastrophes naturelles. Outre la menace permanente que représentent les séismes et les éruptions volcaniques, la région a connu, ces dernières années, une augmentation spectaculaire de la fréquence des inondations et des cyclones. Les catastrophes naturelles à répétition ont sérieusement mis à mal toute possibilité d’une reprise durable.

L’objectif principal de cette nouvelle décision est de lier la réduction des risques de catastrophe aux mesures de sécurité alimentaire en soutenant les moyens de subsistance à court terme et en assurant la sécurité alimentaire à court terme. Le but est de rendre moins vulnérables les communautés exposées aux risques de catastrophe naturelle. L’aide se traduira par des interventions de soutien multiples ciblées sur les semences, les outils et le bétail et par des actions de renforcement des capacités au niveau des familles et des communautés. L’enveloppe prévue servira aussi à coordonner et à assurer un soutien technique des opérations partenaires ainsi qu’à financer les campagnes de sensibilisation et de promotion.

Extrait Madagascar Tribune – vendredi 23 juillet 2010