Les relations entre régions de la France et de Madagascar sont toujours perçues comme des facteurs de développement économique.

« Malgré la crise que Madagascar  traverse, la France, tout en restant solidaire des actions de la communauté internationale, a fait le choix national de poursuivre ses programmes en cours, en accentuant leur dimension sociale et humaine » a lancé la Consul de France à Toamasina Annie Brassens. C’était lors de la réception qui s’est déroulée au Bateau Ivre à l’occasion de la fête nationale française. « Les coopérations décentralisées, dans des conditions complexes, mettent en œuvre des projets qui permettent aux communautés et collectivités malgaches de s’organiser et de lutter contre la progression de la pauvreté. Diverses actions de coopération sont activement  poursuivies» a ajouté la diplomate. Raison pour laquelle, les régions Rhône-Alpes et Basse Normandie pour la France et la région Atsinanana pour Madagascar  se sont données la main pour le développement économique dans l’ancienne colonie française.
Ainsi, la région Rhône – Alpes a soutenu le centre de formation professionnelle du  tourisme et de l’hôtellerie de Foulpointe en offrant le bâtiment pour les agents d’hôtellerie au campus universitaire de Barikadimy. La région Basse Normandie  a mis en place un centre de formation de techniciens animateurs ruraux avant de s’associer avec l’autre région de France en matière de développement rural, agricole et piscicole. Le campus paysan est à sa 2ème et 3ème année de formation. Rappelons que ce dernier est le fruit des tous premiers pas de la coopération décentralisée entre les régions sus citées. Mais en parallèle, « les investissements privés sont très variés dans les biens d’équipement, le BTP, le tourisme, l’agriculture – pêche, service bancaire, chimie et le NTIC » a révélé le Consul, Annie Brassens dans son allocution tout en soulignant que « au plan des contrats, Tamatave constitue la première ville du pays par le montant des contrats remportés par les entreprises françaises telles Colas, Schneider Electric, CIS… ». Bref, «  c’est notre particularisme, associé à celui de nos amis malgaches  qui rend cette rencontre riche et belle. Et c’est la cohésion de notre communauté qui donnera la meilleure image de ce que nous sommes et pouvons donner » a conclu Annie Brassens dans son allocution.
Extrait Midi Madagasikara – Lundi 19 Juillet 2010