En un an d’exploitation, 123 escales de navires de différents types y ont été enregistrées.

L’arrivée du premier bateau de croisière transportant 2 000 passagers en mars dernier au port d’Ehoala a créé des retombées économiques positives pour la population de la région d’Anosy. Cela contribue au développement du  tourisme et les différents acteurs ont pu y tirer profit, a expliqué Nourdine Chabani, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Fort-Dauphin. A titre d’illustration, un chauffeur de taxi a gagné 150 USD lors du passage des touristes à bord de ce bateau de croisière en une journée, soit ses recettes obtenues en l’espace de 3 à 4 mois. Les artisans ont également pu écouler leurs produits tandis que les Tours opérateurs ont pu organiser des circuits touristiques pour satisfaire leurs clients. Toutes les transactions s’effectuaient en devises. Et quatre autres bateaux de croisière sont attendus en janvier et février 2011, a déclaré Philippe Murcia, le directeur du Port d’Ehoala.
Avantageux pour les opérateurs. Il s’agit notamment de paquebot de MSC Mélodie d’une longueur de 200 mètres transportant 1500 passagers en provenance de l’Afrique du Sud. « Deux autres escales de navires de croisière sont également prévues au port d’Ehoala à la fin de l’année mais on est encore en discussion », a-t-il fait savoir. Rappelons aussi que cette infrastructure portuaire est ouverte aux usagers publics depuis plus d’un an déjà. Comme bilan, 123 escales de navires de types porte-containers, conventionnels, spécialisés, de tanker, d’aides humanitaires et de passagers, y ont été enregistrées, y compris les 9 escales de navires minéraliers chargeant l’ilménite à destination de Canada. L’utilisation de ce nouveau port est avantageuse pour les opérateurs locaux, a affirmé le président de la CCI Fort-Dauphin car ils n’ont plus besoin de transporter leurs produits sur un trajet de 1 300km pour pouvoir les expédier à l’étranger au port de Toamasina.
Le coût d’exploitation est cher. Des balles de sisal, des langoustes, des déchets de ferrailles, du mica et du zirsill, ou un dérivé de sable utilisé pour la fabrication de carrelage, y sont exportés directement tandis que des produits de première nécessité, du ciment et des carburants y sont importés, entre autres. Plus de 4000 containers et plus de 220 000 tonnes de marchandises sont passés via ce port d’Ehoala en l’espace d’un an, selon Philippe Murcia. Certains opérateurs se plaignent de la cherté du coût d’exploitation du port d’Ehoala, pourtant c’est fixé sur délibération du comité consultatif de tous les usagers ; présidé par le Chef de région d’Anosy, et composé, entre autres, de la Douane, de l’APMF et des opérateurs. En parlant de l’ilménite, 130 000 tonnes ont été déjà exportées depuis le début de l’année et c’est également à peu près la même quantité en 2009, a expliqué Ny Fanja Rakotomalala, le PDG de Rio Tinto QMM. L’objectif d’expédier 750 000T d’ilménite sera atteint d’ici quelques années, a-t-il conclu.
Extrait Midi Madagasikara – Mardi 13 Juillet 2010