Dans le cadre de la célébration des 50 ans de l’Indépendance de Madagascar, le ministère de la Population a initié une série de manifestations, dont une exposition de photos à l’espace Rarihasina, ainsi qu’une conférence sur le thème « Aiza ho aiza ianao ry Malagasy ? » hier au Plan à Anosy. Quatre intervenants ont ainsi participé à cette conférence devant un public très attentif, dont le Ministre de la Population Nadine Ramaroson, David Rakoto, un économiste, Julien Rakotonaivo, Directeur Génaral de l’Ofnac et Hanta Ramakavelo.

50 ans de pauvreté. Les photos qu’arborent les murs du tahala Rarihasina parlent d’elles-mêmes. Madagascar est plongé dans une profonde pauvreté depuis 50 ans. Mais au-delà de la pauvreté matérielle, c’est surtout une pauvreté mentale et intellectuelle qui empêche la population de progresser. C’est en ces termes que les différents intervenants ont dépeint la pauvreté qui asphyxie le pays depuis un demi-siècle. Les valeurs se perdent, la mentalité empire et la pauvreté s’intensifie sournoisement.
50 ans d’espoir. Les statistiques révèlent que le PIB par habitant est de 7,1% en 2008 (source :www.instat.mg) alors que le taux de pauvreté avoisine les 70%. Les chiffres sont donc loin de refléter la dure réalité que vit le Malgache au quotidien. Mais rien n’est perdu. Dans un pays riche en terme de ressources naturelles, la situation est réversible. La population malgache est travailleuse et active avec une majorité de jeunes. De même, Madagascar est un pays riche de traditions, et ses valeurs ancestrales ont fait de son peuple des êtres « riches » de sagesse, loin de s’engouffrer dans des guerres tribales. Aujourd’hui, il est temps d’exploiter toutes les potentialités offertes par Dame Nature, changer de mentalité et se tourner vers l’avenir.
Extrait Midi Madagasikara – Jeudi 08 Juillet 2010