La cartographie de la flore avec les systèmes d’information géographique (SIG) représente un potentiel énorme pour les botanistes ; elle leur permettrait de mieux comprendre la distribution de la flore et de ses biotopes. Des chercheurs du projet mené en partenariat par la Banque de semences du millénaire et les jardins botaniques de Kew utilisent des SIG pour localiser et entreposer les semences de quelques-unes des espèces les plus rares et les plus menacées des régions arides de Madagascar.

L’île abrite environ 12 000 plantes, dont la plupart ne se retrouvent nulle part ailleurs dans le monde. Nombre de ces plantes ont des propriétés médicinales, mais leur habitat est menacé. À l’aide d’appareils SIG manuels, les botanistes ont déjà réussi à retrouver et à documenter 40 espèces forestières sauvages connues d’ignames de Madagascar, et à découvrir neuf espèces qui leur étaient inconnues.
Extrait La Gazette de la Grande Île – Mardi 06 Juillet 2010