Le comité de pilotage du projet Réseau des Aires Marines Protégées des pays de la Commission de l’Océan Indien s’est réuni à Antananarivo. Il s’agit de la cinquième rencontre entre les acteurs de ce vaste chantier depuis son démarrage en 2006 par le WWF.

Les points focaux nationaux de tous les pays participants membres (Madagascar, Seychelles, Comores, Maurice et la France / Réunion) étaient présents, ainsi que des représentants du Gouvernement malgache, et les différentes ONG partenaires, telles que CI, WCS et Blue Ventures.

Le développement d’une stratégie régionale pour la conservation des écosystèmes marins et les pêcheries de l’Océan Indien occidental est l’un principaux objectifs du projet. Un projet de stratégie existe d’ores et déjà, et il comporte notamment une liste de 51 sites prioritaires pour la conservation. Ce document a été élaboré par une réunion d’experts régionaux tenue en décembre 2009, et fait l’objet d’un examen par les gouvernements respectifs des pays membres de la COI.

Les résultats du projet « Réseau d’Aires Marinées Protégées des pays de la COI » sont satisfaisants, a déclaré Madame Gina Bonne, chargée de mission de la COI. « Nous avons particulièrement apprécié l’analyse écorégionale qui a été effectuée car elle nous a permis de comprendre clairement ce que nous avons, et ce que nous devons protéger. Par ailleurs, le projet a été un succès dans la mesure où il a permis de rassembler tous les acteurs et, partant, de dégager une synergie pour un renforcement mutuel » a-t-elle déclaré.

Au cours de ses cinq années d’activités, le projet a dispensé des formations. M. Fouad Abdou Rabi, un gestionnaire des aires marines protégées des îles Comores, figure parmi ceux qui en ont bénéficié. « Nous avons beaucoup appris à travers ce qui est entrepris au sein des autres parcs de la région de l’Océan Indien occidental et, ce, au bénéfice du jeune parc marin de Mohéli. Nous avons une vision claire. Un plan de gestion est d’ores et déjà mis en œuvre, et nous pensons que le parc marin de Mohéli sera bientôt au même niveau que les autres », a-t-il conclu.

Pour l’Ile Maurice, le projet a été bénéfique, selon Madame Basant Rai Yajoshi. Elle a ainsi souligné qu’il y a eu un soutien adéquat pour atteindre les objectifs de l’Ile Maurice en la matière, en particulier la réalisation de l’évaluation environnementale du parc marin Balaclava. Cette étude, réalisée en collaboration avec l’Albion Fisheries Research Center, a permis d’élaborer une carte de l’habitat côtier.

Le projet de stratégie pour la conservation des écosystèmes marins et de la pêche a été élaboré, et il est en cours d’examen par les gouvernements des pays membres, en vue de sa finalisation. Le démarrage de ce vaste processus a été une réussite, selon Rémi Ratsimbazafy, chef de l’Unité de gestion du projet de Réseau des Aires marines protégées des pays de la COI, au sein du WWF. La multiplicité des intervenants n’a pas été un handicap. « Nous avons des motifs de satisfaction au vu de la coopération qui s’est instaurée, en particulier un esprit et une approche commune pour préserver les ressources marines de la région, contribuant ainsi à la durabilité des moyens de subsistances des populations des îles de l’Océan Indien occidental », a-t-il conclu.

Extrait Madagascar Tribune – vendredi 2 juillet 2010