Avec la collaboration de l’UNICEF, la société de production et de distribution de ciment HOLCIM s’engage dans la construction de points d’eau et de blocs sanitaires au bénéfice des communautés. Un protocole d’accord a été signé ce 28 juin 2010 entre la société HOLCIM et l’UNICEF en vue de la construction de points d’eau et de blocs sanitaires dans la région Atsinanana. Dans ce cadre, Holcim s’est engagé à octroyer 95 tonnes de ciment pour la construction de 100 bornes fontaines et de 20 blocs sanitaires au bénéfice des communautés de cette région. Holcim s’est par ailleurs engagé à concevoir, financer et diffuser des supports de communication liés aux messages de sensibilisation clés de la population sur l’hygiène dans la région couverte par l’accord.

« Le Développement durable est une partie intégrante de la stratégie d’HOLCIM Madagascar. Nous avons depuis 2005 une politique de Responsabilité Sociale. Nous nous engageons à appuyer le développement des communautés voisines de nos sites de production à travers la promotion de l’éducation, de l’hygiène et de la santé. HOLCIM a adhéré au Pacte Mondial des Nations Unies en 2008. En nous associant à l’UNICEF, nous confirmons notre adhésion aux principes universels des Droits de l’Homme », a déclaré Pascal Naud, Directeur Général de HOLCIM.

Le ciment offert par HOLCIM sera directement remis aux ONG locales partenaires de l’UNICEF, chargées de construire ces nouvelles infrastructures. L’UNICEF s’engage ainsi à identifier ces ONG et s’assurera du suivi et de la supervision des ouvrages réalisés. L’UNICEF mettra en liaison la société HOLCIM et les partenaires de terrain pour que ces derniers participent aux réunions de sensibilisation de la communauté aux pratiques clés en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène et à la gestion durable des infrastructures. Les éventuels besoins complémentaires en ciment seront pris en charge par HOLCIM pour garantir l’achèvement des travaux inscrits dans le projet.

« À l’exemple de ce partenariat avec la société HOLCIM, le secteur privé représente pour l’UNICEF un partenaire essentiel face aux défis sociaux auxquels les communautés font face, en matière de santé, d’accès à l’eau et l’assainissement, d’éducation et de protection. Adresser ces défis sociaux relève de la responsabilité collective de tous les acteurs, car le bien-être social de la population se trouve à la base même du développement économique de tous les pays », a poursuivi Bruno Maes, représentant de l’UNICEF à Madagascar.

L’UNICEF continue d’explorer avec le secteur privé les pistes de partenariat possibles dans des projets et programmes permettant d’avoir un impact accru et une différence réelle en faveur des enfants malgaches. L’UNICEF Madagascar met en œuvre depuis septembre 2009 une stratégie destinée à promouvoir la responsabilité sociale des entreprises (RSE), encourager le changement de comportement et de pratiques dans les affaires et co-développer des partenariats stratégiques avec les entreprises pour la promotion des droits des enfants et l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD) à Madagascar.

À Madagascar, seules quatre personnes sur dix (41 pour cent), avec une forte disparité entre milieu urbain (71%) et zone rurale (29%) ont accès à l’eau potable, et seulement une personne sur dix (11%) a accès à des installations d’assainissement adéquates (sources : JMP 2010). Il faut savoir en effet que 88 pour cent des décès dus à la diarrhée sont imputables à un manque d’accès à des installations d’assainissement, aggravé par le manque d’eau nécessaire à l’hygiène et la consommation d’eau non salubre. La diarrhée demeure l’une des maladies les plus meurtrières de Madagascar.

Sur une toile de fonds de malnutrition, la diarrhée est à l’origine de 17% des décès des enfants de moins de 5 ans, le paludisme à 20% et les infections respiratoires aigues à 21% (sources : OMS 2007).

Extrait Madagascar Tribune – mardi 29 juin 2010