Anosy

Géographiquement localisée dans l’extrême Sud de Madagascar, la région Androy s’étend sur une superficie de 19 540 km2. Elle compte quatre districts : Ambovombe-Androy, Bekily, Beloha-Androy et Tsihombe, 51 communes et 881 fokontany.
La population totale est estimée en 2005 à 600 000 habitants, majoritairement jeunes et ruraux. Le taux d’accroissement démographique s’éleve à 2,7 %, c’est-à-dire que la population doublera dans 25 ans s’il n’y a aucune mesure de planification familiale adéquate.
La région est peuplée en grande partie d’Antandroy, mais avec la présence non négligeable d’autres groupes ethniques comme les Antanosy, les Mahafaly, les Merina et les Betsileo.

Antsirabe
Le général Gallieni a visité Antsirabe pour la première fois durant le printemps de l’année 1897. Il n’a pas remarqué grand-chose sur la ville lors de ce passage. Mais l’article paru dans le journal officiel du 5 octobre 1897 a prouvé qu’Antsirabe existait déjà.
Les 2 et 3 décembre 1900, le général est revenu dans la Ville d’Eaux et il a constaté le développement rapide de la cité, dont la salubrité remarquable de tous les coins des rues et la réputation des eaux thermales et de l’eaux visy. Durant sa troisième visite, les 24 et 25 juin 1903, Gallieni est venu avec les membres de sa famille pour inaugurer le premier hôpital d’Antsirabe.
Toliara

Les Mahafaly (qui rendent heureux ou qui rendent tabous) sont un peuple du Sud-ouest de Madagascar. Longtemps redoutés, les guerriers Mahafaly vivent sur le grand plateau calcaire du même nom, qui borde la côte Sud-ouest, entre les fleuves Menarandra et Onilahy.
Cette région aride est réputée pour sa grande sécheresse et pour sa végétation rare, faite d’épineux. Les Mahafaly vivent en petits groupes clairsemés.
C’est un peuple de pasteurs, vivant dans de conditions extrêmes, se nourrissant de maïs, de mil, de lentilles, de manioc et de tubercules sauvages et ayant un amour immodéré pour les bœufs.
Tout comme la plupart des ethnies de Madagascar, ils ont le culte des morts et leur art funéraire, très particulier, est caractérisé par l’érection d’aloalo, sortes de poteaux de bois sculptés représentant des scènes de la vie quotidienne et des animaux, sur les tombeaux de leurs défunts.
Les Mahafaly sont très manuels et leur artisanat est de plus en plus connu et recherché. Ils se distinguent dans la sculpture du bois, l’orfèvrerie et les tatouages.

Extrait l’Express de Madagascar – Edition n° 4650 du 29-06-2010