Si les Nations Unies ont déclaré 2010 l’année internationale de la biodiversité, c’est dire l’importance que tiennent les questions écologiques dans la bonne gouvernance. A Madagascar, la journée mondiale de la biodiversité a été célébrée sous diverses formes et selon les entités concernées. Si l’ONTM a organisé une escapade du côté d’Anjozorobe pour une bonne marche à pied, une occasion de découvrir ce site touristique de manière très écologique, le Rio Tinto, quant à lui, a procédé à une série de sensibilisations sur l’éradication des espèces envahissantes dans la réserve de Mandena. Une information sur ces espèces invasives et leurs conséquences sur la conservation de la zone a été faite à l’endroit des villageois. Les niaoulis qui assèchent rapidement les marécages, les écrevisses marbrées ou de Louisiane (foza orana) qui s’attaquent à la biodiversité aquatique et à la riziculture, ou encore les rats et les souris ont été les principales cibles de cette action.

Madagascar possède une biodiversité hors du commun et un taux d’endémicité des espèces en faune et flore très élevé. 80% des plantes à fleurs de Madagascar sont endémiques dont 98% de palmiers endémiques, mais aussi 95% de reptiles et 98% de grenouilles endémiques.

Dans le monde 1,6 milliards de personnes vivent de ressources forestières, 3 millions de personnes tirent leurs revenus de la mer et 1/3 des populations des villes vivent d’une source d’eau provenant directement des aires protégées.

Extrait Midi Madagasikara – Mardi 25 Mai 2010